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Des élus ont tenté en vain de préserver la forêt du Flon

Verts et gauche radicale ne sont pas parvenus à convaincre leurs collègues. La volonté de ne pas freiner le tram l'a emporté.

Visite de la forêt des Côtes-de-Montbenon, au Flon.
Visite de la forêt des Côtes-de-Montbenon, au Flon.
Odile Meylan
Visite de la forêt des Côtes-de-Montbenon, au Flon.
Visite de la forêt des Côtes-de-Montbenon, au Flon.
Odile Meylan
Un érable au Flon.
Un érable au Flon.
Odile Meylan
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Construire une route au centre-ville, entre Vigie et Gonin. Pour ça, raser une partie de la forêt au Flon. Le tout afin de compenser la fermeture au trafic individuel d’une partie de la rue de Genève dans le but d’y faire passer le tram Lausanne-Renens.

Voilà le deal passé il y a déjà plusieurs années par les élus lausannois. Depuis, les crédits cantonaux, fédéraux et communaux ont été débloqués. Les élus lausannois ont donné les millions nécessaires en mai de l’année dernière. La procédure administrative pour le permis de construire l’ouvrage et toutes les mesures qui l’accompagnent prend en revanche du temps. Le projet végète actuellement devant le Tribunal administratif fédéral, empêtré dans des recours.

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Ce temps, les Verts et la gauche radicale auraient aimé que les autorités lausannoises l’utilisent pour voir si, au lieu de la suppression de 1452 m2 d’un bois et de la construction d’une route, il n’y aurait pas autre chose à imaginer. Un postulat de la présidente des Verts lausannois, Léonore Porchet, le demandait. Il s’appuyait aussi sur une pétition pour sauver la forêt du Flon, signée par 6619 personnes.

Le débat a été long et comme prévu difficile entre les élus lausannois. Pour certains, pas question d’étudier à nouveau un projet déjà ficelé, qui contient en plus, sous la route, le projet de Maison du livre. Le destin du tram n’est plus entre les mains de la capitale vaudoise et il prendrait quatre à cinq ans de retard en cas d’enquête complémentaire, ont dit le PS, le PLR et une bonne partie de la droite dure. Le socialiste Benoît Gaillard, collaborateur personnel de Nuria Gorrite au Département des infrastructures du Canton de Vaud, a par ailleurs rappelé que l’Ouest lausannois attend ce tram peut-être davantage encore que la capitale. L’UDC Jean-Luc Chollet a dit avoir «l’impression d’un retour des années en arrière», tant le projet est avancé.

Les Verts et la gauche radicale ont déclaré comprendre les arguments de leurs adversaires et vouloir eux aussi que le tram fasse son retour à Lausanne. Mais «sacrifier» la petite forêt des Côtes-de-Montbenon n’est pour eux pas une obligation. Et construire une route au centre-ville n’a pas de sens: mieux vaut pousser à une réduction du trafic. La preuve? La gabegie annoncée autour des travaux actuels du pont Chauderon n’a pas lieu, souligne Léonore Porchet. «Les automobilistes s’adaptent!»

Le PDC Axel Marion a pour sa part dénoncé la «faillite de la conception de la mobilité de la Municipalité précédente et d’une partie de la gauche». Daniel Brélaz et Olivier Français ont été cités de nombreuses fois, souvent accusés d’avoir commis une erreur en liant dans une même procédure tram, nouvelle route, Maison du livre, mais aussi bus à haut niveau de service et fermeture du Grand-Pont aux voitures ( lire ci-dessous ).

C’est l’envie de ne pas retarder encore davantage le tram et la conviction qu’il faut compenser la fermeture au trafic de la rue de Genève qui l’ont emporté face au bois du Flon. Par 53 voix contre 27.

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