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Une terrasse pour chasser les voitures du trottoir

Les piétons sont en sécurité aux abords d’un arrêt de bus. Mais il aura fallu des années pour démêler la situation.

Autour des anciennes places de parc, les bacs à fleurs délimitent la future terrasse.
Autour des anciennes places de parc, les bacs à fleurs délimitent la future terrasse.
Sébastien Féval

Il y a un mois encore, les automobilistes se disputaient les trois places de parc d’un tea-room du Mont-sur-Lausanne. Désormais, quelques bacs de béton attendent d’être fleuris et une terrasse accueillera les clients, à la place des voitures. C’est l’épilogue d’une situation compliquée, qui mettait en danger piétons et usagers des transports publics.

À la route de Lausanne, la patronne du tea-room a bien senti le changement, lorsque des piquets ont été plantés pour empêcher les véhicules de stationner devant son commerce. «Le dimanche, j’ai perdu la moitié de mon chiffre d’affaires», confie Gulsum Sari. Le coup est dur, mais elle compte en profiter pour réorienter sa boulangerie en un véritable tea-room.

Une situation devenue intenable

La situation antérieure n’était plus tenable. Pour se garer, les voitures devaient franchir un arrêt de bus, ainsi que le trottoir. Il arrivait même que les véhicules en double file occupent tout l’espace, rapporte-t-on au Mont. Une situation que le groupe Le Mont citoyen avait dénoncée en 2018 par une manifestation sur place et une intervention au Conseil communal, qui a abouti.

La situation était déjà dans le viseur des autorités, qui n’avaient que peu de marge de manœuvre: les places de parc étaient sur le domaine privé, liées au bail de la boulangerie. La municipale Laurence Muller Achtari a repris le dossier en mains après son élection. «Dans les années 80, c’était une droguerie et on s’y arrêtait naturellement en voiture, raconte-t-elle. Puis Le Mont a vu sa population augmenter, le nombre de voitures et les incivilités avec.» Curieusement, avec l’arrivée de la ligne numéro 8, l’installation d’un arrêt de bus à cet endroit s’est faite sans sourciller.

Les démarches municipales ont été retardées par un changement d’exploitant, la nouvelle locataire du tea-room ayant signé un bail qui comprend trois places de parc, mais pas de terrasse. Dans cet imbroglio mêlant la Commune, une locataire, la gérance et le propriétaire de l’immeuble, la municipale a dû négocier. «On a eu de longues discussions et il a fallu faire des concessions», dit Laurence Muller Achtari. Au final, la Commune a cédé deux places dans son parking voisin pour la clientèle du tea-room et financé les travaux interdisant le passage des voitures. Le Petit Mont, lui, gagne une nouvelle terrasse.

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