Testuz demande une prolongation de sursis

ViticultureAprès six mois de sursis concordataire, l’entreprise viticole a sollicité six mois supplémentaires. Deux créanciers demandent qu’une commission assiste le commissaire au sursis.

L'immeuble et les vignes promis à Schenk SA n'ont pas encore pu être vendus, à cause d'un blocage de la Commission foncière.

L'immeuble et les vignes promis à Schenk SA n'ont pas encore pu être vendus, à cause d'un blocage de la Commission foncière. Image: Philippe Maeder

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Jeudi, au Tribunal d’arrondissement de l’Est vaudois, l’entreprise Testuz, rebaptisée JPT vins Treytorrens (Lavaux) SA fin janvier, a demandé six mois de répit supplémentaires. La demi-année de sursis écoulée n’a pas permis à ses responsables de proposer un concordat. Outre l’octroi de cette rallonge, le président du tribunal doit se prononcer d’ici à mardi sur la création d’une commission des créanciers, qui assisterait le commissaire au sursis dans sa tâche, mais à laquelle JPT vins s’oppose.

L’audience, menée sous haute tension, a carrément failli être reportée, car de nouvelles pièces sont venues s’ajouter au dossier. Une requête de révocation de sursis de 48 pages, mais aussi des pièces qui attestent de discussions préalables entre l’Etat, l’actionnaire principal de Testuz et la BCV. Le président Nicolas Monod a pourtant calmé l’audience en rappelant les délais à tenir – le sursis prend fin le 22 mars – et la liberté qu’il avait de tenir compte ou pas de ces éléments.

«La BCV travaille à son rythme»

La prolongation de sursis est surtout liée au fait que les négociations avec le principal créancier, la BCV, n’ont pas encore abouti. «La BCV travaille à son rythme», a ironisé Me François Roux, avocat-conseil de JPT vins. Le président a signifié son impatience et la difficulté dans laquelle ce «flou» le mettait. «Mon champ d’action est restreint par l’arrêt de la Cour des poursuites («24 heures» du 27 février), qui demande de produire toutes les précisions concernant ces négociations», a-t-il souligné, en observant que la BCV, à nouveau absente au tribunal, jouait «l’Arlésienne dans cette procédure».

Seule avancée palpable, la banque vaudoise s’engage à reporter en 3e classe une part de sa créance (environ 3/5 de 12,5 millions au total). En revanche, aucune promesse d’abandon ou de réduction de créance n’a été prononcée.

Autre élément gênant du dossier: la vente des vignes et de l’immeuble de Treytorrens, promise à Schenk SA, est bloquée auprès de la Commission foncière, qui doit en évaluer la valeur. Schenk SA n’a pour l’heure pas encore pu intégrer les locaux de Treytorrens. En revanche, l’entreprise de La Côte jouit déjà de la marque achetée 600 000 francs. Elle a même débaptisé sa société Grapillon SA pour la renommer Jean et Pierre Testuz SA.

Créé: 18.03.2016, 17h51

Articles en relation

Testuz obtient un sursis concordataire de six mois

Puidoux La société vitivinicole de Lavaux a obtenu le sursis concordataire qu’elle demandait. Les créanciers ont dix jours pour déposer un recours. Plus...

Le recours contre le sursis Testuz est rejeté

Vins La maison Bindella réclamait la mise en faillite de son ex-associé, qui lui doit près de 1 million. La Cour comprend mais rejette. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.