Les toxicomanes sont plus nombreux au local d'injection

LausanneL’Espace de consommation sécurisé de drogues enregistre une moyenne de 30 passages par jour.

L'Espace de consommation sécurisé de drogues, alias le local d'injection, a ouvert début octobre dans le quartier du Vallon, à Lausanne. On voit sur cette image la salle fermée d'inhalation, dotée d'une ventilation spéciale.

L'Espace de consommation sécurisé de drogues, alias le local d'injection, a ouvert début octobre dans le quartier du Vallon, à Lausanne. On voit sur cette image la salle fermée d'inhalation, dotée d'une ventilation spéciale. Image: FLORIAN CELLA - A

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Le nombre de toxicomanes qui fréquentent le local d’injection lausannois a augmenté «significativement» durant le mois de décembre, se félicite Matthieu Rouèche, directeur de la Fondation ABS. L’Espace de consommation sécurisé de drogues (ECS) a ouvert début octobre dans le quartier du Vallon. Le nombre moyen de passages quotidiens se monte à 30 depuis le début du mois de décembre (contre 22 en octobre et 23 en novembre). «Près d’un tiers de contacts supplémentaires par jour», relève Matthieu Rouèche.

«Surtout, la fréquentation s’est stabilisée sur l’ensemble de la semaine. Avant, on avait des jours très calmes, comme le mercredi, le samedi et le dimanche. Cette fluctuation s’amenuise, ce qui démontre la mise en place d’une certaine régularité dans les habitudes des usagers qui intègrent l’ECS comme un élément de leur routine journalière.» Sans surprise, les substances les plus prisées sont l’héroïne et la cocaïne, souvent en mélange. Environ 2400 consommations ont eu lieu sur les trois premiers mois d’ouverture du local d’injection lausannois, dont 70% par injection et 30% par inhalation. Le sniff reste très marginal (moins de 1%).

Au total, 206 toxicomanes sont inscrits. Les prévisions tablent, à terme, sur une centaine d’usagers réguliers. «Il faudra quelques mois pour que les gens prennent leurs habitudes et que la confiance s’installe», justifie le directeur.

La moyenne d’âge des toxicomanes se situe entre 35 et 40 ans. «La seule surprise, c’est l’importante fréquentation des femmes (16%), rapporte Matthieu Rouèche. C’est beaucoup par rapport aux tendances dans les structures d’accueil à bas seuil. Il faut savoir que les femmes sont un public difficile à toucher, très fragilisé et souvent en rupture avec les structures de soins.» (24 heures)

Créé: 10.01.2019, 17h09

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