Travail au noir sur le chantier de la prison de Palézieux
Droit du travailLe sous-traitant pris sur le fait a déjà été pincé à deux reprises depuis 2008.
Les inspecteurs du travail sont tombés sur un travailleur au noir sur le chantier cantonal de la prison pour mineurs de Palézieux, qui devrait être inaugurée à la fin de l'année. C’était en mars dernier, mais le fait est apparu au grand jour après la publication d’un arrêt du Tribunal cantonal vaudois la semaine dernière. La question du travail au noir sur les chantiers publics est sensible : la récente affaire des faux indépendants polonais à la gare de Zurich, tout comme le cas de travail au noir pendant la construction de la Transchablaisienne ont fait du bruit. Si les collectivités publiques ne parviennent pas à faire respecter le droit sur leurs propres échafaudages, cela laisse à penser que le travail au noir est très présent sur les chantiers privés.
C’est la troisième fois que l’entreprise sous-traitante de plâtrerie-peinture se fait attraper avec des ouvriers sans permis de travail valable. Dans le cas de Palézieux, il s’agit d’un ouvrier kosovar qui disposait d’un permis de travail italien, sans valeur en Suisse.
L’entreprise a recouru contre la décision du Service de l’emploi qui l’a interdit de demander des permis de travail pendant six mois et lui a facturé plus de 2000 francs d’émolument. Il a perdu son recours et devra payer 500 francs de frais en plus. Il sera également traîné devant la justice pénale. Comme le sous-traitant ne figure pas à ce jour sur une liste noire, l’entreprise générale ne devrait pas être inquiétée. L’ouvrier a été condamné à une peine de dix jours amende avec sursis.
Développement dans l'édition de 24 heures de vendredi 25 octobre 2013.
Créé: 24.10.2013, 18h26
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