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On traverse Pully mais on ne s'y arrête pas assez

Seule une personne sur cinq empruntant la rue de la Poste s’y attarde, révèlent les smartphones.

Les allées et venues à la rue de la Poste sont décortiquées via les téléphones portables.
Les allées et venues à la rue de la Poste sont décortiquées via les téléphones portables.
Analou Delémont - A

Un automobiliste, piéton, cycliste ou passager de bus sur cinq qui traverse la rue de la Poste s’y arrête. Cette statistique est l’une des conclusions de la première phase de Smart City, projet pilote d’analyse des déplacements mené conjointement par la Ville de Pully et Swisscom. Depuis 2015, la Commune achète à l’opérateur des données de localisation fournies par les smartphones de ses abonnés. Ensemble, le géant bleu et les Services de la Ville mettent au point un logiciel d’analyse de ces big data. Pully espère disposer ainsi d’un observatoire de la mobilité propice à l’amélioration de la qualité de vie des Pulliérans.

Le municipal chargé du dossier, Marc Zolliker, analyse les premiers résultats: «Le taux de gens qui s’arrêtent au centre-ville est relativement faible. Au centre de Montreux, cette proportion est quasi inverse. Cela démontre un problème d’attractivité.»

Une réalité identifiée de longue date. La Municipalité a inscrit la revitalisation du centre à son programme de législature. De nombreux projets de réaménagement sont dans le pipeline à la rue de la Poste, à la place de la Clergère ou dans la zone du Prieuré. «Les données recueillies et analysées permettront, par exemple, d’harmoniser les flux, d’avoir des transports publics plus performants et de créer des zones pour vélos ou piétons», explique Alexandre Bosshard, coordinateur Smart City pour la Commune. Marc Zolliker évoque un «outil de décision parmi d’autres, à côté, notamment, de la démarche participative. En connaissant la réalité des déplacements au centre-ville, en disposant des informations de base, nous pourrons proposer des projets puis mesurer leur impact.»

«La mise au point de ce logiciel suscite beaucoup d’intérêt au niveau national et international», relève Alexandre Bosshard. Première Smart City de Suisse, Pully a été invitée en mai dernier à Eindhoven (Hollande) à la General Assembly of the European Innovation Partnership on Smart Cities and Communities.

L’EPFL vient de s’associer à la démarche «pour assurer un contrôle qualité des données», précise Marc Zolliker.

Reste à lancer la deuxième phase: différencier les modes de transport pour savoir quelle proportion de personnes sont des automobilistes et des usagers du bus. «Nous affinerons ensuite avec les piétons et les cyclistes», annonce Marc Zolliker.

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