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Trois nuances d’Indigø, entre meurtre et selfies

Mélange de chants et de cinéma, le projet artistique lausannois des musiciens d’Indigø et du réalisateur Stéphane Kharraji se veut une révolution du genre

Vincent Zbaeren, Malek Saghrouni et Stéphane Kharraji. Respectivement, les deux musiciens du groupe Indigø et le réalisateur.
Vincent Zbaeren, Malek Saghrouni et Stéphane Kharraji. Respectivement, les deux musiciens du groupe Indigø et le réalisateur.
Nicolas Fritz

Nouvelle nuance de couleur sur la scène artistique lausannoise, le groupe Indigø promet «une expérience musicale et cinématographique intense». Leur premier clip, Diamant Bleu, dénonce les pressions de la société sur une jeunesse qui ne trouve plus que les soirées comme espace de liberté. Alcool, drogues et réseaux sociaux se mélangent pour former un cocktail explosif. Désinhibés, les personnages principaux finissent par commettre l’irréparable tout en prenant des selfies. «C’est une caricature. Nous dénonçons les pressions exercées sur la «Génération Y» et l’explosion du «moi» au travers des réseaux sociaux», décortique, Stéphane Kharraji, le jeune réalisateur.

Un album de trois titres auto-financé

Disponible depuis le 9 juin sur YouTube, ce clip est le premier d’une série de trois qui seront diffusés successivement sous forme cinématographique - une bande-annonce suivie d’un court-métrage. La sortie d’une intégrale digitale est prévue pour début 2018: «les deux autres titres sont un peu moins violents, plus intimes», dévoile le collectif.

Ce projet est le résultat du mélange détonnant de genre entre les musiciens Vincent Zbaeren et Malek Saghrouni et le professionnel de l’audiovisuel, Stéphane Kharraji: «Ensemble, nous entremêlons les images et le son».

Pour réaliser cet album, ils se sont lancés sans aide financière. Ils ont sué pendant de longs mois, investissant toutes leurs économies et leur temps libre. Ils ont également pu compter sur la participation bénévole des acteurs et des techniciens, 60 personnes en tout. Pourquoi ne pas avoir demandé de l’aide auprès des associations existantes? «On voulait faire cet album tout de suite. Dans certains cas, entre la demande de subsides et la réalisation, il peut y avoir trois ans. Avec les réseaux sociaux, on ne peut plus se permettre d’être aussi lent», constatent les trois acolytes.

Des amis d'enfance unis par la musique et la vidéo

Côté musique, Vincent Zbaeren (24 ans) et Malek Saghrouni (25 ans) forment une paire efficace et complémentaire. Le premier a baigné dans la musique dès l’enfance. Le second décide très tôt d’exprimer ce qu’il a au fond de lui. Il s’enregistre avec son micro à 12 fr. 90 et partage sa musique sur un blog. Leur inspiration commune, il la trouve dans la deep house, la variété française et le hip/hop. Après plusieurs essais, ils lancent le Concept Indigø: «On souhaitait quelque chose qui mette plus en avant les acteurs que les musiciens», explique Vincent Zbaren.

Quant à Stéphane Kharraji (25 ans), l’atout vidéo du groupe est polymécano de formation. Il aura su faire d’une passion d’enfance, celle de l’image, son métier. Leur premier court-métrage, Diamant Bleu, devrait sortir fin août.

To be continued…

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