Le TSOL des étudiants est devenu le M1 des habitants

TransportsSamedi, les TL ont célébré le quart de siècle du métro de l’ouest. Retour sur une ligne voulue par les Hautes Ecoles

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

On vous parle d’un TSOL que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Pourtant, même si les TL l’ont renommé M1 en l’an 2000, le métro de l’ouest porte encore régulièrement son nom de baptême dans les discussions d’anciens étudiants. Car c’est bien à eux que se destinait d’abord ce moyen de transport moderne, qui emmenait ceux venant en train à Lausanne sur le site de Dorigny.

«Aujourd’hui, après vingt-cinq ans d’exploitation (ndlr: fêtés en comité restreint samedi), le M1 est la ligne des habitants de l’Ouest lausannois, et plus celle des étudiants», lâche Christophe Jemelin, responsable du développement de l’offre TL et membre de la direction. Les chiffres prouvent son assertion: la fréquentation du M1 frise les 13 millions de voyageurs par an, contre 8,5 en 1995. Et les rames qui ne circulaient pas le week-end ni durant les vacances universitaires sont gentiment remises sur la ligne, au gré des réclamations des usagers.

Elément déclencheur

Mais il faut rendre aux Hautes Ecoles le rôle qu’elles ont joué dans la création de cette ligne. C’est à leur demande que les autorités se penchent, à la fin des années 70, sur l’idée d’un transport de masse dans l’ouest. «Elles ont été un élément déclencheur, estime Christophe Jemelin. Sans elles, on aurait mis dix ans de plus pour relier les communes de l’ouest.»

Etudiant dès 1989, Christophe Jemelin se souvient de l’«avant-TSOL». «Nous prenions les bus directs orange qui reliaient le boulevard de Grancy à l’Uni. Nous étions encore plus compressés que dans le TSOL. Et en hiver, quand il neigeait sur Tivoli, on marchait de la Maladière à la Gare...» Pour lui, l’arrivée du TSOL en 1991 - dont le design signé Antoine Cahen, des Ateliers du Nord, est encore d’actualité - a «changé la vie des étudiants». Même si la liaison entre la gare et le Flon restait «assez sportive», et qu’une chaîne séparait les flux d’étudiants au bas de la Ficelle, sous l’œil d’un surveillant.

Apogée en 2018

Témoin de ce chamboulement, un débat autour de l’évolution de la mobilité des étudiants, organisé par l’association des étudiants en Lettres, avait accompagné l’inauguration. A l’époque, on fantasmait un M1 avec une cadence maximum à 7 minutes 30, et une fréquentation maximum de 8 à 9 millions de passagers annuels. La cadence est passée à 5 minutes, on ne pourra pas faire mieux. En revanche, le chiffre de 12,9 millions de passagers pourra gonfler de 25% (soit 3 millions supplémentaires), en doublant les rames qui ne le sont pas encore. «Mais en 2018, on aura fait tout ce qu’on peut faire avec le M1», annonce Christophe Jemelin. Il faudra alors miser sur les bus en attendant 2030, soit la fin de vie des rames et un nouveau projet pour le M1, sur lequel planchent déjà les TL. (24 heures)

Créé: 25.09.2016, 08h13

Articles en relation

Le métro M2 ira plus vite et freinera plus sec

Transports Les TL ont présenté mardi leur plan d’amélioration des performances. En attendant le M3, en 2025. Plus...

Le M1 circulera normalement pour la rentrée lundi

Lausanne Soulagement pour les TL et des milliers d'étudiants: le métro pourra reprendre du service normalement le 15 septembre. Plus...

En dates

1970 Inauguration du premier bâtiment de l’Université à Dorigny.

1979-80 L’UNIL et l’EPFL interviennent auprès des autorités pour que soit lancée une étude générale sur les transports publics du sud-ouest lausannois.
1986 La Confédération accorde sa participation financière et une concession d’exploitation de 50?ans.
1987 L’Office fédéral des transports délivre le permis de construire.
2 juin 1991 Mise en service du Métro Ouest.
1993 Pour répondre à la demande croissante, les TL achètent cinq rames supplémentaires, portant la flotte à 17 rames.
2000 Le TSOL devient le M1. Sa fréquentation atteint les 10 millions (+32% depuis 1991).
2005 L’Uni et l’EPFL décalent le début de leurs cours pour désengorger le M1 aux heures de pointe et gagner 20% de capacité.
2008 Déménagement du poste de commande à Perrelet. Mise en service du M2.
2011 Début des travaux de «mi-vie» sur les rames originales.
2012-15 Construction par les TL de cinq nouvelles rames.
2018 Atteinte de la capacité maximum du M1, avec 22 rames et une cadence à 5?minutes.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 13 décembre.
(Image: Bénédicte) Plus...