Passer au contenu principal

L’université frappée par une vague de vols

Suite à un déferlement de vols, l’UNIL met ses étudiants en garde.

Aucun bâtiment de l’université ne semble à l’abri.
Aucun bâtiment de l’université ne semble à l’abri.
Philippe Maeder

Ce vendredi, un individu a été pris la main dans le sac à l’Université de Lausanne alors qu’il tentait de s’emparer d’un ordinateur. Le phénomène n’est pas nouveau, mais, ces derniers temps, c’est son ampleur qui inquiète. «Le mois dernier, on nous a annoncé le vol de plus de 20 ordinateurs et de 30 porte-monnaie. Les vols non déclarés sont également à prendre en compte», annonce Géraldine Falbriard, porte-parole de l’UNIL.

Aucun bâtiment de l’université ne semble à l’abri. Si les espaces publics tels que les cafétérias et les bibliothèques sont particulièrement touchées, les amphithéâtres, toilettes, bureaux, voitures et casiers constituent de nouvelles cibles. Les objets les plus prisés restent les porte-monnaie et les ordinateurs, mais, plus surprenant, une étudiante s’est récemment fait dérober ses lunettes de vue.

Les responsables de ces vols? Si l’UNIL pointe du doigt des «visiteurs», ces derniers semblent être des fins connaisseurs des lieux. «Au début de notre examen, nous avons déposé nos valeurs à côté des entrées de l’auditoire, comme d’habitude, racontent deux étudiantes de psychologie. À la fin, six personnes ont retrouvé leur sac sans porte-monnaie. Une assistante dit avoir vu un inconnu partir avant le début de l’épreuve. Il faut donc bien connaître nos horaires, mais aussi où l’on dépose nos affaires.»

Les propos de Lena confirment la piste du pickpocket externe: «En arrivant vers les casiers, j’ai vu que le mien était ouvert. Le cadenas avait été brisé. Heureusement, je n’avais pas de valeurs à part des manuels de droit. Rien n’a été volé. Ce sont pourtant des livres chers, ce qui me laisse penser que ce n’est pas quelqu’un de la Faculté qui a fait le coup. En plus, mon casier est au sous-sol, il faut donc bien connaître les lieux», s’étonne cette étudiante en droit, qui se dit «choquée» par l’ampleur du phénomène.

L’UNIL a pris des mesures pour sensibiliser ses étudiants. Outre un communiqué détaillant en dix points comment se prémunir des vols, la bibliothèque de droit et de sciences économiques de l’Internef a placardé des affiches préventives. Les dispositifs de sécurité actuels sur le campus ne seront a priori pas renforcés. «L’UNIL a des agents de prévention, qui sont également en collaboration avec la police. Mais la sécurité se fait suivant les moyens dont nous disposons. Les agents ne peuvent pas être présents à chaque coin, en raison de la taille du campus», déclare sa porte-parole. Elle suggère plutôt aux étudiants d’accroître leur vigilance personnelle, en évitant par exemple d’utiliser leurs affaires pour réserver des places à la cafétéria.

Certains semblent avoir tiré une leçon de leur mauvaise expérience, à l’instar de Lena, qui vérifie plusieurs fois par jour si son porte-monnaie repose toujours dans son sac. «Je remarque aussi que mes amies prennent toutes leurs affaires quand elles s’absentent», ajoute-t-elle.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.