Vernis Claessens cesse sa production de peintures à Renens

Economie L’entreprise transfère son activité industrielle en France mais conserve le magasin. Onze employés sont touchés par un licenciement collectif. Ils auront droit à un plan social.

La production de peintures sera stoppée dans le courant de l'année sur le site Vernis Claessens à Renens

La production de peintures sera stoppée dans le courant de l'année sur le site Vernis Claessens à Renens Image: Patrick Martin

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L’entreprise Vernis Claessens va fermer son usine de production de peintures à Renens d’ici la fin de l’année. Cette mesure entraîne le licenciement collectif de onze collaborateurs sur la centaine active principalement dans 13 magasins en Suisse romande et au Tessin. La filiale du groupe parisien Cromology, qui a repris la société d’origine belge en 2006, motive le transfert de cette activité dans l’une de ses usines en France par une réglementation de plus en plus sévère dans ce quartier de l’ancien silo, en plein développement dans le sud de Renens, où les logements et le nouveau Gymnase de l’Ouest lausannois cernent désormais de près la zone industrielle.

«Notre décision est liée à l’évolution de l’environnement urbanistique du quartier, indique Pedro Silva, directeur général de Vernis Claessens SA. Les exigences réglementaires sont de plus en plus contraignantes pour une activité de production chimique. Pour y répondre, nous devrions faire de gros investissements alors que le groupe Cromology veut rationaliser et standardiser ses processus industriels dans ses neuf usines européennes».

Procédure de consultation

Les installations spécialisées de Renens, qui produisaient environ 3000 tonnes de peintures haut de gamme par an – sous les marques Classidur et Montana - destinées principalement au secteur du bâtiment et dont deux tiers sont des produits solvants, seront transférées progressivement dans le courant de l’année. Une procédure de consultation est ouverte dès ce lundi (jusqu’au 9 mars) afin de trouver des solutions pour les collaborateurs touchés, a annoncé le directeur. «Nous allons évaluer les mesures d’accompagnement et les possibilités de reconversion interne et de retraite anticipée». La majorité d’entre eux sont des opérateurs de production.

Le site de Renens conserve le magasin Vernis Claessens ainsi que le service d’assistance technique qui emploient tous deux une dizaine de collaborateurs. Les autres entités de la société en Suisse ne sont pas concernées par cette restructuration de la production rassure Pedro Silva, ni le réseau de vente, ni le centre administratif, qui dénombre une trentaine de personnes à Bussigny.

L’entreprise, dont le siège est à Renens, est née en 1887 à Anvers (Belgique). Elle s’est implantée en Suisse dans les années 60. La famille Claessens, qui devait régler une question d’héritage et de succession au sein d’une famille nombreuse, a cédé la société au groupe français Materis, dont l’une des divisions s’est détachée pour former l’entreprise spécialisée dans les peintures Cromology. En juillet 2016, Vernis Claessens rachetait toute l’activité peinture de la maison lausannoise Jallut SA – qui comptait alors 12 magasins - pour former une société dont le chiffre d’affaires consolidé se montait à 40 millions de francs.

Créé: 17.02.2020, 17h25

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