Passer au contenu principal

La vie dans les volières du parc est un peu plus douce

A Mon-Repos, les oiseaux en captivité sont moins nombreux, plus mélangés et bénéficient de plus d'espace.

Colombe Diamant, canari, mandarin, Padda de Java, Aratinga finschi, Pionites melanocephalus... les oiseaux des volières de Mon-Repos ont maintenant davantage d'espace.
Colombe Diamant, canari, mandarin, Padda de Java, Aratinga finschi, Pionites melanocephalus... les oiseaux des volières de Mon-Repos ont maintenant davantage d'espace.
Florian Cella

Le perroquet du Bénin qui vit au parc de Mon-Repos a pour habitude de demander aux passants si ça va. Il y a fort à parier que, de son côté, le moral doit être bon ou du moins meilleur qu’auparavant. Depuis l’hiver dernier, il évolue dans une volière désormais plus spacieuse.

Vous n’avez rien remarqué, mis à part un peu de verdure en plus, par-ci par-là? C’est que l’enveloppe des deux cages n’a pas beaucoup changé. Mais les deux poulaillers classés construits en 1822 ne sont plus tout à fait les mêmes puisqu’ils ont été adaptés aux nouvelles exigences de la loi en matière de détention d’animaux sauvages. «Nous avons creusé l’intérieur des cages, supprimé les cloisons intérieures et rendu le bassin existant plus profond», résume Étienne Balestra, chef du Service parcs et domaines.

Creuser pour donner davantage de hauteur de plafond. Enlever les séparations parce que, en fin de compte, il n’est pas nécessaire de séparer les espèces. C’est du moins ce qui ressort de l’expertise de l’adjoint au service vétérinaire, dit Étienne Balestra.

«Bon, lorsqu’ils se sont retrouvés tous ensemble, il y a eu quelques ajustements nécessaires! Et certaines races, parmi les plus petites, sont tout de même maintenues à l’écart. Mais dans l’ensemble, cela se passe bien.»

Les oiseaux exotiques ont en outre vu petit à petit arriver de nouvelles espèces bien de chez nous. C’est là aussi une évolution des volières de Mon-Repos: la Ville de Lausanne collabore avec Pro Specie Rara et accueille désormais des animaux de basse-cour. C’est pour eux que le bassin a été adapté. Les prochains pensionnaires seront des poules suisses, blanches à la crête rouge. Lausanne s’est en effet insérée dans le réseau d’échange des animaux rares que la fondation gère.

Moins d’exotisme

La population des volatiles exotiques devrait quant à elle plutôt tendre à diminuer. «Nous n’acceptons plus les dons des gens qui ne veulent plus de leur oiseau exotique, explique Étienne Balestra. Et nous ne souhaitons pas favoriser leur détention. Nous nous contentons de gérer la population actuelle.» Sauf que certaines espèces, comme les perroquets aras, ont une espérance de vie qui peut dépasser les 50 ans!

«C’est une institution lausannoise, ces volières!»

La population des volières a grandement diminué puisqu’elle a atteint les 600 spécimens en 2014 et qu’il n’en demeure aujourd’hui plus que 150 à 180. Mais pourquoi n’avoir pas simplement décidé du démantèlement de l’infrastructure? «Vous avez grandi à Lausanne? Non? C’est une institution lausannoise, ces volières! Il faut simplement parvenir à trouver un équilibre, et les adaptations faites ces dernières années vont vraiment dans le bon sens.»

Il suffit de passer quelques minutes à proximité des deux grandes cages pour prendre la mesure de leur popularité. À laquelle la Ville veille puisque, tous les jours, un de ses employés se charge de nourrir les oiseaux et de nettoyer leur habitat.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.