Villars-Sainte-Croix tend les bras aux artisans

Ouest lausannoisUne nouvelle zone artisanale va servir de refuge pour des PME poussées à la délocalisation sous la pression de l’urbanisation.

Le futur village d’activités est en cours de construction. Il devrait être terminé d’ici à la fin de l’année.

Le futur village d’activités est en cours de construction. Il devrait être terminé d’ici à la fin de l’année. Image: Florian Cella

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C’est un véritable quartier des artisans qui prend forme depuis quelques semaines au bord de l’autoroute de contournement ouest de Lausanne. A Villars-Sainte-Croix, pour être précis. Tout près de l’échangeur routier du même nom. Œuvre de trois entrepreneurs privés, dont la société Pizzera-Poletti, propriétaire du terrain, ce futur «village d’activité La Pierreire» offrira à terme quelque 13 000 m2 de surface utile pour des petites et moyennes entreprises, totalisant 150 à 200 emplois. Nombre de ces sociétés sont en fait des «réfugiées» économiques, qui quittent les anciennes friches industrielles de Lausanne – entre le Flon et Sévelin, notamment – ou de l’Ouest lausannois pour pouvoir vaquer à leurs activités dans de meilleures conditions.

«Pour le même coût, nous aurons le double de surface et aucun problème de places de parc»

«Nous quittons la rue des Alpes, à Crissier, d’ici cet automne pour aller à La Pierreire, parce que, pour en gros le même coût, nous aurons le double de surface et aucun problème de places de parc», témoigne Eric Marchon, poêliste-fumiste et patron de la société portant son nom. Sa PME emploie six collaborateurs et utilise trois véhicules. Sans parler de ceux des clients ou des fournisseurs. «C’est très compliqué là où nous sommes, constate-t-il. Et il y a bien sûr des problèmes de cohabitation avec les habitants du quartier.»

«Eviter qu’ils partent»

«Il faut se battre pour éviter que tous ces petits artisans partent de la région, commente Stéphane Rezso, municipal à Crissier et actuel président de la Société industrielle et commerciale de l’Ouest lausannois (SICOL). Ces activités ne sont pas toujours compatibles avec les logements qui se construisent de plus en plus autour d’elles. Et dans ce sens, cette initiative privée à Villars-Sainte-Croix, c’est génial, ça répond vraiment à un besoin.» Il cite un autre exemple, initié par la Ville de Renens et la SICOL, dans les locaux des anciennes imprimeries IRL et ceux de l’ancienne usine IRIL (lire ci-dessus). Et il fustige au passage la mode des pépinières de bureaux, déjà réalisées ou en projet, «alors qu’il y en a déjà plein qui sont vides dans la région».

Complémentarité

Le remplissage du nouveau village d’activités de Villars-Sainte-Croix ne se fait pas non plus au hasard. Les propriétaires ont soigneusement choisi les futurs occupants pour qu’ils soient complémentaires entre eux. «Ce qui est bien, c’est qu’on ne sera pas cinq piscinistes sur place», explique ainsi André Lourenço, patron d’Aquablu Services Sàrl.

Plusieurs de ces responsables de petites sociétés se réjouissent en fait de pouvoir trouver sur place des corps de métier dont ils ont besoin pour leur propre travail. Du vitrier aux serruriers et aux spécialistes de la construction métallique, il y aura du choix. Sans oublier que la société yverdonnoise Dubat (70 employés), active dans les matériaux de construction, va y ouvrir sa troisième succursale, la première dans la région lausannoise. (24 heures)

Créé: 18.05.2016, 07h36

Situation du futur «village d'activité La Pierreire»

Des ateliers novateurs

La Ville de Renens a choisi un chemin un peu différent pour tenter de garder des compétences et des postes de travail dans le domaine du secondaire. Elle a créé, avec d’autres partenaires, dont le Canton de Vaud, l’ECAL (Haute Ecole d’art et de design de Lausanne, à Renens) et la SICOL (Société industrielle et commerciale de l’Ouest lausannois), deux structures permettant d’accueillir de petites sociétés, ou des personnes voulant développer une idée potentiellement créatrice d’emploi. Les Ateliers de la Ville de Renens offrent de petits locaux aux acteurs du domaine du design dans l’ancien bâtiment de l’entreprise IRIL, qui héberge aussi l’ECAL. Et l’édifice qui servait d’ancrage aux imprimeries IRL, au Closel, est aussi mis à contribution. On y trouve notamment UniverCité, un réseau de créateurs en biologie, technologies médicales et design.

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