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La Ville estime que Vidy atteint ses objectifs

Mardi soir, le syndic Grégoire Junod a livré, chiffres à l'appui, une démonstration de soutien au théâtre de Vidy.

Grégoire Junod a répondu à la série de questions que posaient des élus lausannois au sujet du théâtre de Vidy.
Grégoire Junod a répondu à la série de questions que posaient des élus lausannois au sujet du théâtre de Vidy.
Leo Duperrex - A

«Je ne suis pas prêt à entendre dans les critiques actuelles du théâtre que nous aurions un Vincent Baudriller ou une direction du théâtre de Vidy et par là même une Municipalité qui se foutraient complètement du public.» Le syndic de Lausanne et patron de la culture Grégoire Junod a répondu mardi soir avec calme et conviction aux attaques et questions faites à l'égard du théâtre au bord de l'eau.

Le public boude-t-il réellement Vidy ? Non, il se renouvelle, explique le patron de la culture lausannoise. Et se rajeunit, dit-il. «Près d'un tiers de son public a moins de 25 ans» Un signe «de vitalité exceptionnel». «On ne doit pas être dans un rapport de chasse à l'audimat. Le rapport qu'on entretient avec son public c'est essentiel dans un théâtre comme Vidy qui reçoit des subventions importantes. Et je crois que de ce point de vue-là, le pari est réussi. Il y a un public qui aujourd'hui réunit quatre générations ... avec des spectacles qui affichent un taux de remplissage de plus de 80%.»

Le syndic relativise d'ailleurs les chiffres de baisse de la fréquentation qui ont été communiqués (-30 000 spectateurs entre 2012 et 2016). D'une part parce que le nombre de représentations a baissé. D'autre part parce que la jauge est plus faible qu'auparavant. Les spectacles de début de saison qui avaient lieu, notamment au Jorat, ne se font plus. «Or ils pouvaient amener près de 20 000 personnes de plus.» L'absence du chapiteau - bientôt remplacé - prive quant à lui de 7000 places.

C'est aussi l'équilibre entre productions internationales et régionales que le syndic a salué. «Quand nous avons nommé Vincent Baudriller, une des choses qui nous a beaucoup séduites dans son projet c'est qu'il voulait proposer un tiers d'artistes internationaux, un tiers d'artistes de la scène francophone et un tiers d'artistes suisses.» Le directeur fait même mieux, puisque pour la saison qui va commencer, 50% des productions sont d'ici.

«Les objectifs sont atteints», résume Grégoire Junod. Qui a aussi rappelé qu'en 2013, des élus lausannois se plaignaient de ne voir que deux productions vaudoises sur une année à Vidy. Les productions suisses ont augmenté de 75%, les romandes de 65%. Et de souligner que la présence de Vincent Baudriller à Vidy a aussi fait largement augmenter les liens avec la Suisse Allemande. «C'est un peu miraculeux mais c'est comme ça!»

Sur l'idée évoquée de réserver l'un des plateaux de Vidy à la scène Suisse, le syndic s'est clairement déclaré défavorable. «Je ne suis pas sûr de voir le bien fondé d'une telle proposition. Ce qui dicte les choix, c'est la qualité. La Suisse a droit à toutes les scènes.» Même à l'étranger. Grégoire Junod a ainsi indiqué que de nombreux suisses se produisent ailleurs. «Il y a 18 artistes suisses qui ont tourné depuis 2014.» Et de citer Furlan, Bel Kacem,Pinsard ...

La politique théâtrale plus générale a aussi été évoquée par le syndic de Lausanne. «Vidy est un théâtre parmi d'autres. Et si son cahier des charges est relativement bien défini, parce que nous avons engagé un directeur sur la base d'un projet, c'est vrai qu'il y a peut-être une série de missions à préciser dans le cadre des mandats spécifiques des autres théâtres lausannois. Et c'est une des choses qu'on va faire.»

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