Le vin rouge est en passe de détrôner le chasselas à Pully

ViticultureLes parcelles communales de chasselas sont systématiquement remplacées par des cépages rouges pour répondre à la demande.

Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Près de 1500 m2 de plants de chasselas viennent d’être arrachés sous l’esplanade du Prieuré, dans le bourg de Pully. Cette parcelle de vigne propriété de la Commune se faisait vieille (30 ans) et devait être renouvelée pour éviter de péjorer les récoltes futures. A la place, le vigneron communal, Basile Aymon, plantera du mara, un cépage rouge proche du gamaret. «Nous nous en servirons peut-être aussi pour faire du rosé.»

Depuis une quinzaine d’années, Pully remplace presque systématiquement le chasselas par du rouge après un arrachage de plants. «Il s’agit de répondre à la demande de la clientèle, explique Basile Aymon, qui s’occupe du vignoble pulliéran depuis plus de vingt ans et a remporté cinq médailles d’argent à la Triennale de la Confrérie des Vignerons. Les gens boivent de plus en plus de vin rouge, même à l’apéro ou avec une raclette. Chaque fois que l’on propose un nouveau rouge, peu importe la gamme de prix, il trouve son public. On n’en produit jamais assez.»

Diversité rare dans la région

C’est ainsi qu’en un quart de siècle le vignoble pulliéran a changé de couleur. La part du chasselas a chuté de 80% à environ 40%. Aujourd’hui, douze cépages se côtoient sur 4 hectares de vigne et produisent neuf vins différents, dont certains ont été primés. Une diversité rare dans la région. «Nous avons fait le choix de mettre en bouteilles et de vendre notre production nous-même, rappelle Basile Aymon. Pour faire de la vente directe, on ne pouvait pas se contenter du chasselas, il fallait étoffer notre offre. Les gens veulent acheter un peu de tout: rouge, blanc, rosé, vin doux et mousseux.»

La tendance est globale. De 2013 à 2014, la surface de chasselas a diminué de 400 hectares (–14,8 %) dans le canton. Mais les 2304 ha restants (sur 3800 ha de vignoble) en font toujours, de loin, le cépage roi en terre vaudoise.

Créé: 06.04.2015, 15h08

Articles en relation

Saint-Saphorin se bouge pour promouvoir son vin

Promotion Après Festivitis en automne, les St-Saph’olies veulent réunir chaque été les épicuriens autour des vignes et du vin de l’appellation. Plus...

La Baronnie du Dézaley s'offre un assemblage prestigieux

Cru rare En fêtant son vingtième anniversaire, les douze producteurs ont créé un vin qui assemble leurs douze crus Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 7

Paru le 16 janvier 2020
(Image: Bénédicte) Plus...