Passer au contenu principal

Virée à bord d'un chasse-neige

Depuis l'aube ce matin, une trentaine d'engins ont parcouru Lausanne pour déneiger les routes. 24 heures est monté à bord de chasse-neige. Reportage.

Ce mardi matin, entre 4 heures et midi, 31 camions ont parcouru Lausanne pour déneiger les routes. A cela s'ajoutaient environ 25 véhicules de petite taille pour les trottoirs, ainsi qu'une centaine d'employés armés d'une pelle. Une partie des chauffeurs a été libérée ensuite après que toute l'équipe a pris un repas commun. La neige ayant cessé de tomber, ils ont pu aller se reposer pour être prêt pour la nuit suivante. D'autres ont dû travailler encore quelques heures car «certains tronçons méritent d'être élargis», estimait vers 12h30, Jean-Daniel Crottaz, chef de l'unité transports.

Ce matin M. Pichard, chauffeur depuis 25 ans pour la ville, nous a accueillis dans son camion. Il nous a livré son petit secret pour ne pas avoir les mains asséchées par le froid et le sel: l'antigel! Une main sur le volant, une sur le joystick qui gère la lame, il a parcouru les rues des quartiers de Boissonnet, Sauvabelin et de l'Hermitage à 30km/h environ, tout en faisant de grands signes aux conducteurs TL ou au personnel qui déblayaient les trottoirs. Il semblait être d'une bonne humeur à toute épreuve.

Les autres usagers du réseau routier sont assez sympas, surtout la nuit, nous a-t-il confié. «La journée, il y a un peu d'agacement, parfois» confie-t-il. Le camion pèse près de 20 tonnes avec la lame, la saleuse et la réserve de sel. Quand elle est active, la saleuse déverse 4 à 6 grammes de sel par m2, mais en fin de matinée, les véhicules ne salaient pas: c'est inutile sur la neige. Hier soir, un salage a eu lieu pour empêcher la neige de 'crocher' à la route. Une mesure qui sera probablement renouvelée cette nuit, les prévisions météorologiques prévoyant du gel cette nuit.

Mardi matin, et durant la nuit précédente, pas moins de 50 tonnes de sel ont été déversées dans les rues lausannoises. Ce fut la septième intervention de déneigement de la saison.

La neige ayant pour ainsi dire arrêté, le travail des chauffeurs n'était plus de jouer le contre-la-montre pour libérer les grands axes, expliquait M. Pichard. «On a le temps, on peut se permettre d'élargir un peu des tronçons déjà déneigés ou de déneiger certains parkings». Il fait quelques manœuvres pour pousser la neige contre un tas. «Il faut faire attention avec les voitures derrière nous, s'assurer qu'ils ont bien compris ce que je fais.» Les conducteurs font des bêtises et se placent au mauvais endroit? Pas d'énervement, quelques gestes pour leur demander de se mettre à la bonne place. «Nous, on a l'habitude on sait comment réagissent nos véhicules", note le chauffeur plein de compréhension. Il est plus agacé par les ralentisseurs et autre nouveautés du mobilier urbain qui se multiplient en ville.

En fin de matinée, c'est Johnny qui nous a embarqués dans son chasse-neige, direction Le Chalet-à-Gobet. «Chaque saison est belle» note-t-il philosophe, Mais il avoue un petit faible pour le travail de déneigement. Au Chalet-à-Gobet, les paysages sont magnifiques. Alors que notre chauffeur nous fait découvrir le plus haut point de la ville de Lausanne, il explique «Ici, l'avantage par rapport à la ville, c'est qu'il n'y a pas les voitures!».

Quant aux horaires qui semblent difficiles pour un journaliste il rétorque, «On savait à quelle sauce on allait être mangés quand on a été engagés.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.