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Visite de chantier au coeur des ponts sur la Paudèze

Jugés en mauvais état, les ouvrages d’art sont en voie de sécurisation. Les ouvriers s’activent jusque sous le trafic.

À l’intérieur des ponts, des tuyaux longitudinaux sont visibles au plafond. Certains contiennent des câbles qui «tendent» la chaussée pour éviter qu’elle ne s’affaisse sous son poids.
À l’intérieur des ponts, des tuyaux longitudinaux sont visibles au plafond. Certains contiennent des câbles qui «tendent» la chaussée pour éviter qu’elle ne s’affaisse sous son poids.
Patrick Martin

Tout, ou presque, se passe à l’abri des regards. Sous les roues des 70 000 véhicules qui empruntent chaque jour les ponts sur la Paudèze de l’autoroute A9, à hauteur de Belmont-sur-Lausanne. Comme en 2018, l’Office fédéral des routes (OFROU) mène d’énormes travaux, d’avril à novembre, pour sécuriser ces ouvrages d’art jugés «en mauvais état». En 2017, un rapport de ce même OFROU indiquait que seul 1% des ponts et viaducs suisses entraient dans cette catégorie sensible.

Des béquilles sont installées sous les bords de la chaussée pour soulager les porte-à-faux (déjà visibles sur le pont de gauche).
Des béquilles sont installées sous les bords de la chaussée pour soulager les porte-à-faux (déjà visibles sur le pont de gauche).

À Belmont, les interventions ont lieu à proximité des piliers, sur le bord des chaussées mais aussi quelques dizaines de centimètres sous le trafic, dans le caisson du pont. Il faut s’imaginer un tunnel de béton de 400 mètres dans lequel il est parfois nécessaire de se baisser pour progresser. Un tube éclairé aux projecteurs, traversé de conduites mais surtout de câbles. «Des câbles de précontrainte, pour être précis, qui permettent de renforcer l’ouvrage», éclaire Stefan Nydegger, de la direction locale des travaux. Entre deux piliers, sous l’effet de son propre poids, la chaussée à tendance à s’affaisser. Elle est donc «tendue» à l’aide des fameux câbles qui compriment le béton.

En terrain glissant

L’autre volet important concerne les fondations des deux ponts. Côté Lausanne, le vallon de la Paudèze, dans lequel sont ancrées les structures, est particulièrement instable. Plusieurs ancrages ayant sauté, l’OFROU devait intervenir rapidement. Deux «puits bloquants» ont donc été construits en amont des piliers pour agir comme des boucliers. «Ces deux puits de 30 mètres dévient les couches de terrain en glissement de part et d’autre des piliers, ils soulagent donc le pont et garantissent sa stabilité», précise Frédéric Rondeau, chef de projet à l’OFROU.

Finalement, des parapets ont été construits en bordure de route à la place des anciennes glissières métalliques. Ils garantissent une meilleure sécurité mais sont beaucoup plus lourds. Des béquilles en béton fibré ultraperformant ont donc été installées pour soutenir les porte-à-faux à l’extérieur de la chaussée.

Commencé en 2017, l’assainissement complet des ponts doit s’achever en fin d’année. Le coût total des interventions est estimé à 24 millions de francs. L’OFROU précise qu’un chantier de cette ampleur n’a généralement lieu qu’une fois pendant la vie d’un tel ouvrage. Ces travaux s’inscrivent dans le vaste réaménagement de l’autoroute A9. Ce dernier doit s’étaler jusqu’en 2031 et comprend notamment, à l’extrémité des ponts sur la Paudèze, l’élargissement des tunnels de Belmont.

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