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«Vivre son homosexualité reste un combat de tous les jours»

Alors que les Suisses se prononceront le 9 février sur un élargissement de la norme antiraciste à l'homophobie, des Vaudois racontent ce que représente être homo en 2020.

Selen, Alicia, Gaetan et Sacha racontent ce que veut dire être homo en 2020 en Suisse.

Deux garçons main dans la main qui se font insulter en sortant de boîte. Des rapports conflictuels avec un voisin de palier. Des blagues sexistes enjoignant deux lesbiennes à s’embrasser sous prétexte que «c’est excitant».

D’un côté, en 2020, l’homosexualité se banalise et se vit de plus en plus au grand jour. Mais de l’autre une homophobie «ordinaire», discrète et latente continue à s’exprimer. Sur les réseaux sociaux, au coin d’une rue ou à la sortie d’un club: elle peut frapper n’importe où et n’importe quand.

«Vivre son homosexualité aujourd'hui reste un combat de tous les jours, confirme Selen Karakoc, 23 ans. Tout le temps, on vérifie ce qui se passe autour de nous, avec qui on peut en parler ou si on doit lâcher la main de sa copine en passant dans telle ou telle rue. Des questions que les hétéros n'ont pas à se poser.»

Certes, la jeune étudiante à l'EPFL n'a jamais subi de discrimination au point de s'être fait refuser, par exemple, un appartement sous prétexte qu'elle était lesbienne. «Mais les insultes et autres réflexions désobligeantes, c'est hélas encore trop courant», déplore-t-elle.

Sacha Diaz, 22 ans, en a fait la douloureuse expérience. «Ça ne m'arrive pas souvent, mais récemment, dans un train, un inconnu m'a crié des grossièretés concernant mon orientation sexuelle et mon apparence, raconte-t-il. Ce qui m'a le plus choqué, c'est que le wagon était plein, mais que personne n'a réagi.» Connu sous le nom d'Ash Calisto, ce jeune rappeur queer originaire de Cossonay a décidé d'utiliser cette homophobie ambiante dans sa musique.«Je ne suis pas vraiment ce qu'on appelle un activiste, mais j'aime renverser les codes du rap, genre musical connu pour être parfois sexiste et homophobe, pour évoquer cette question.»

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