Eveline Widmer-Schlumpf : «On a négocié au mieux un accord qui n’est pas satisfaisant»

LausanneLa conseillère fédérale a rendu visite à la rédaction de 24 heures jeudi matin. Elle a pris le temps de répondre aux questions des journalistes. Extraits.

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Croyez-vous encore à l’accord sur les successions signées avec la France, qui cristallise les critiques en Suisse romande ?

«C’est mon travail de faire des propositions au Parlement. On a négocié au mieux un accord qui n’est pas satisfaisant, tout le monde le sait. Mais pour le Conseil fédéral, il est préférable à un vide juridique. Ensuite, le Parlement décide. S’il dit non, il devra vivre avec les conséquences de son rejet.»

N’avez-vous pas l’impression prendre de gros risques, en multipliant les conflits avec le Parlement sur des sujets négociés à l’étranger?

«Je ne sais pas pourquoi on parle toujours de crises lorsque le Conseil fédéral et le Parlement ont des opinions différentes ! »

Mais pourquoi conclure un accord, s’il est mauvais? Parce que nous sommes les petits face aux grands?

«Non, nous sommes aussi des grands. Je n’aime pas l’image de David et Goliath, ou d’autres du style»

Le Conseil fédéral a surpris récemment en fixant des quotas de 30% de femmes à atteindre dans les conseils d’administration des entreprises publiques. Et dans l’administration?

«Nous avons l’objectif d’avoir plus de femmes et de Latins dans les cadres. Mais il est parfois difficile de susciter leur intérêt. Par exemple, je n’ai pas eu une seule candidature féminine pour le poste de directeur de l’administration fédérale des contributions.»

En politique où leur progression stagne, les femmes doivent-elles être favorisées? En Valais par exemple, les Femmes PLR ont réclamé 100'000 francs à leur parti pour se défendre…

«Oui, il faut de l’argent, mais j’aime mieux avoir de l’argent pour des idées que pour des quotas. Plus de la moitié des électeurs sont en fait des électrices. Elles auraient la possibilité d’élire des femmes. Pourquoi ne le font-elles pas ? Je me le demande. Il est trop simple de se lamenter au prétexte d’être une femme.»

Retrouvez l'intégralité de cette visite avec la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf demain, dans le journal

Créé: 21.11.2013, 21h42

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