Lausanne se veut capitale viticole suisse

RéseauLes experts du réseau Great Wine Capitals sont venus trois jours étudier l’entrée de la ville dans ce club select d’œnotourisme.

Les représentants des Great Wine Capitals ont entre autres fait halte au Clos des Abbayes, au Dézaley, l'un des cinq domaines de la Ville de Lausanne.

Les représentants des Great Wine Capitals ont entre autres fait halte au Clos des Abbayes, au Dézaley, l'un des cinq domaines de la Ville de Lausanne. Image: Philippe Maeder

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La Ville de Lausanne et ses partenaires ont reçu pendant trois jours les experts du Great Wine Capitals Global Network (GWC). C’est déjà une bonne nouvelle en soi, puisqu’elle signifie que le dossier de candidature était suffisamment convaincant pour décider les neuf membres de ce club sélect à organiser un voyage, comme le révélait notre confrère Pierre Thomas sur son blog.

Ce réseau a été créé à Bordeaux en 1999 pour promouvoir l’œnotourisme dans des vignobles de l’Ancien et du Nouveau Monde. Aujourd’hui – avec l’australienne Adélaïde, l’argentine Mendoza, l’américain San Francisco, la chilienne Valparaíso et les européennes Bilbao, Mayence, Porto et Vérone – «le réseau est très actif, affirme Etienne Balestra, chef du Service des parcs et domaines lausannois. Ce sont toutes de grandes régions viticoles qui croient en l’œnotourisme et qui veulent le développer. Leur association, assez restrictive sur la qualité des membres, est très dynamique.»

Décision rapide

La secrétaire générale de GWC, Catherine Leparmentier Dayot, qui a fait le déplacement à Lausanne, ne veut rien dire sur la candidature. «Ça s’est bien passé. Maintenant, un rapport va être présenté au comité exécutif, qui compte un représentant de chaque ville, et il statuera assez rapidement ce printemps.» Les quatre délégués ont donc visité deux domaines de la Ville, la nouvelle cave des Frères Dutruy à Founex, le Château d’Aigle ou Changins, et ils ont eu des exposés sur la viticulture lausannoise, vaudoise et suisse.

«Car Lausanne serait la porte d’entrée de la vigne suisse dans son entier, explique Etienne Balestra. C’est la ville la plus impliquée dans son vignoble, nous sommes proches du patrimoine protégé par l’Unesco, et Sion est trop petite pour les critères du réseau. La proximité du CIO a également joué en notre faveur. Mais ce qui a définitivement plu aux experts, c’est quand nous sommes allés manger une fondue au Bô Noël et qu’ils ont vu le wine truck de Chloé Paccot qui proposait les vins de la Ville: cela montrait bien combien la viticulture était implantée dans la cité.»

Si Lausanne a travaillé de conserve avec Lausanne Tourisme et l’Office des vins vaudois, le projet Vaud Œnotourisme n’a pas été impliqué. Cela n’empêche pas son responsable, Yann Stucki, de se réjouir de la démarche: «Nous saluons toute démarche des différents acteurs du canton. Cela permet aussi de démontrer que nous avons une proximité de sites incroyable. Lausanne a vraiment les pieds dans les vignes, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, et elle possède la plus grande surface de vignes publiques de Suisse. Tout cela rapproche les citadins et les producteurs.»

Réseau national à monter

Si Lausanne est agréé par GWC, «tout restera à monter», explique Etienne Balestra. Car Lausanne s’est lancée seule et elle devra maintenant convaincre les autres régions viticoles suisses de jouer le jeu avec elle, capitale suisse de l’œnotourisme, dans un réseau national. «Nous espérons fédérer les différents acteurs pour que le pays tout entier devienne une destination viticole», conclut le chef du service lausannois.

«Nos membres retirent beaucoup d’avantages du réseau, affirme sa secrétaire générale. Nous faisons beaucoup d’activités de promotion croisée. Ensuite, nous organisons chaque année le Prix Best of Wine Tourism, un label qui récompense des acteurs locaux. C’est notre démarche la plus aboutie, dont les partenaires sont désormais membres d’un club où ils échangent leurs meilleures pratiques. Nos assemblées générales sont aussi l’occasion d’amener des entreprises dans les différentes régions. Ajoutez-y des études de marché, une activité digitale et un réseau d’agences de voyages. C’est vaste.» (24 heures)

Créé: 19.12.2017, 17h41

Réseautage

Lausanne est déjà membre du réseau de villes gourmandes Délices. Elle y a appris l'intérêt du réseautage et des échanges d'expériences.

www.delice-network.com

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