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Les Lausannois s’imposent au micro des nouveaux députés

«Je suis une fonceuse effectivement, révoltée par les injustices. Je veux apprendre humblement», confie la députée Verte.
Indépendant comme syndic, mais Vert au Grand Conseil, Didier Lohri est l'exception de ce classement, car il ne vient pas de Lausanne. Si tout le monde parle de lui, c'est parce qu'il s'est déjà fait un nom avant son arrivée. Comme élu local, il s'est souvent opposé à l'Etat, entre autres sur la péréquation. Alliés et opposants lui reconnaissent sa maîtrise des dossiers de finances publiques, de fiscalité agricole et d'aménagement. Ses adversaires louent sa pugnacité: «Nous ne nous attendions pas à moins. On dirait qu'il a déjà une législature dans les pattes comme député.» Lui-même se dit surpris d'être cité: «Je n'ai pas été tonitruant, mais plutôt dans une phase d'apprentissage.» Ce maître professionnel se décrit comme «un type entier, qui n'aime pas les injustices.»
Ce médecin ORL, qui pratique à Genève, a fait parler de lui au Grand Conseil en tentant d'égratigner Pierre-Yves Maillard. Il a une place à prendre dans son groupe, car il sera le seul UDC à véritablement maîtriser les dossiers de la santé. Son profil est aussi un atout dans un groupe composé pour deux tiers d'agriculteurs. Son groupe l'attend aussi sur les énergies vertes.
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