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Les Lausannois s’imposent au micro des nouveaux députés

Le parlement cantonal compte 53 nouveaux députés depuis juillet. Elevés à la dure dans la capitale, les Lausannois se sont déjà fait remarquer par leurs alliés et leurs adversaires.

«Je suis une fonceuse effectivement, révoltée par les injustices. Je veux apprendre humblement», confie la députée Verte.
«Je suis une fonceuse effectivement, révoltée par les injustices. Je veux apprendre humblement», confie la députée Verte.
PATRICK MARTIN
Indépendant comme syndic, mais Vert au Grand Conseil, Didier Lohri est l'exception de ce classement, car il ne vient pas de Lausanne. Si tout le monde parle de lui, c'est parce qu'il s'est déjà fait un nom avant son arrivée. Comme élu local, il s'est souvent opposé à l'Etat, entre autres sur la péréquation. Alliés et opposants lui reconnaissent sa maîtrise des dossiers de finances publiques, de fiscalité agricole et d'aménagement. Ses adversaires louent sa pugnacité: «Nous ne nous attendions pas à moins. On dirait qu'il a déjà une législature dans les pattes comme député.» Lui-même se dit surpris d'être cité: «Je n'ai pas été tonitruant, mais plutôt dans une phase d'apprentissage.» Ce maître professionnel se décrit comme «un type entier, qui n'aime pas les injustices.»
Indépendant comme syndic, mais Vert au Grand Conseil, Didier Lohri est l'exception de ce classement, car il ne vient pas de Lausanne. Si tout le monde parle de lui, c'est parce qu'il s'est déjà fait un nom avant son arrivée. Comme élu local, il s'est souvent opposé à l'Etat, entre autres sur la péréquation. Alliés et opposants lui reconnaissent sa maîtrise des dossiers de finances publiques, de fiscalité agricole et d'aménagement. Ses adversaires louent sa pugnacité: «Nous ne nous attendions pas à moins. On dirait qu'il a déjà une législature dans les pattes comme député.» Lui-même se dit surpris d'être cité: «Je n'ai pas été tonitruant, mais plutôt dans une phase d'apprentissage.» Ce maître professionnel se décrit comme «un type entier, qui n'aime pas les injustices.»
JEAN-BERNARD SIEBER
Ce médecin ORL, qui pratique à Genève, a fait parler de lui au Grand Conseil en tentant d'égratigner Pierre-Yves Maillard. Il a une place à prendre dans son groupe, car il sera le seul UDC à véritablement maîtriser les dossiers de la santé. Son profil est aussi un atout dans un groupe composé pour deux tiers d'agriculteurs. Son groupe l'attend aussi sur les énergies vertes.
Ce médecin ORL, qui pratique à Genève, a fait parler de lui au Grand Conseil en tentant d'égratigner Pierre-Yves Maillard. Il a une place à prendre dans son groupe, car il sera le seul UDC à véritablement maîtriser les dossiers de la santé. Son profil est aussi un atout dans un groupe composé pour deux tiers d'agriculteurs. Son groupe l'attend aussi sur les énergies vertes.
JEAN-BERNARD SIEBER
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Sur les quatre nouveaux députés qui ont le plus fait parler d’eux ces derniers mois, trois sont des Lausannois. Et sur les quatre que les partis eux-mêmes veulent le plus mettre en avant, deux sont aussi Lausannois. Un hasard? Pas du tout.

Pour arriver à ce constat, 24 heures a observé, écouté et comparé les 53 nouveaux élus qui ont fait leur entrée au Grand Conseil en juillet, sur un total de 150 députés. Et à en croire les pontes et les stratèges du parlement, la Verte lausannoise Léonore Porchet a fait la plus forte impression (lire l'encadré). Sur le podium, on trouve aussi Didier Lohri (Vert, mais de Bassins) et Hadrien Buclin (SolidaritéS, aussi de Lausanne). En quatrième position, pointe le libéral-radical Guy Gaudard, encore un Lausannois. Les centristes, eux, sont restés plus en retrait jusqu’ici.

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