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Le LHC défend son policier et parle de «malveillance»

Le club s’agace d’un article de presse ciblant l’officier de la police cantonale engagé à la Vaudoise aréna.

Spécialiste de la lutte contre les hooligans, l'officier de police employé par le LHC a mis en place le concept sécuritaire de la nouvelle patinoire.
Spécialiste de la lutte contre les hooligans, l'officier de police employé par le LHC a mis en place le concept sécuritaire de la nouvelle patinoire.
Keystone

Le Lausanne Hockey Club (LHC) monte au créneau suite à un article paru dans l’édition du vendredi 28 février du quotidien «20minutes». Le sujet questionne le possible conflit d’intérêts d’un adjudant de la police cantonale vaudoise, actuellement employé par le club à la Vaudoise aréna. Spécialiste de la lutte contre le hooliganisme, l’officier a réalisé «le concept global de sécurité» de la nouvelle patinoire. Son mandat prendra fin au terme de la saison en cours.

Contactée, la police cantonale assure que son rôle est stratégique, soulignant par ailleurs que l’officier a été «rendu attentif à la nécessité d’avoir une séparation extrêmement claire entre (s)es deux activités». Une version que «20minutes» met en doute. L’article évoque aussi des réunions sécuritaires où l’adjudant, à titre privé, se retrouve soudain face à une policière qui lui est habituellement subordonnée.

Des éléments qui font bondir le LHC. «À aucun moment le mandataire ne s’est mêlé de l’opérationnel lors des matchs de hockey et autres événements organisés par le Lausanne Hockey Club, écrit le club. Nous veillons soigneusement à éviter tout conflit d’intérêts potentiel. Insinuer le contraire, sans avoir à l’appui davantage qu’une source anonyme et pas la moindre démonstration, relève de la pure malveillance. Le Lausanne Hockey Club réserve ses droits quant à la suite potentielle à donner à ces insinuations.»

Activité «utile» pour l’État

Le club confirme que «cet officier de police, spécialisé dans la lutte contre le hooliganisme, a créé, comme l’autorise la loi et avec l’approbation formelle de son commandant, une société chargée de mettre sur pied des concepts et procédures de sécurité». Ledit concept aurait ensuite été appliqué par «un security manager engagé par le club lui-même».

La police cantonale ajoute que, légalement, «les collaborateurs de l’État, et donc ceux de la police cantonale, peuvent avoir une activité accessoire». Ces activités peuvent s’avérer «utiles et intéressantes pour les services de l’État» car elles permettraient «d’acquérir et de développer des compétences en dehors de l’administration». Et d’indiquer que «le commandant est seul compétent pour prendre une décision» concernant ces dernières.

«À aucun moment le mandataire ne s’est mêlé de l’opérationnel. Nous veillons soigneusement à éviter tout conflit d’intérêts potentiel»Service de communication du LHC

Cheffe du Département des institutions et de la sécurité, Béatrice Métraux confirme ce dernier point, tout comme le fait qu’elle a été informée verbalement de la situation en question. Pour le reste, la conseillère d'État ne fera pas de commentaire car elle «souscrit» aux déclarations des responsables de la police cantonale.

Le président de la société Centre sportif de Malley (CSM) – propriétaire de la Vaudoise aréna –, Jean-Jacques Schilt, souligne pour sa part que le dossier concerne uniquement le LHC et la police cantonale. «Nous sommes simplement contents de pouvoir compter sur un officier compétent à propos des questions de sécurité et des individus qui peuvent venir jouer les trouble-fêtes au sein de la patinoire.»

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