«Je vais m'engager sur les questions climatiques»

Election Interview à chaud de la nouvelle conseillère d'Etat PLR, Christelle Luisier.

Image: keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Vous vous êtes réveillée ce matin avec l’incendie de l’hôtel de la Croix-Blanche à Payerne. La suite de la journée a-t-elle été plus conforme à vos attentes?
Oui. Comme je me suis cassée la main, je m’étais dit que j’allais me reposer ce matin. Mais la police cantonale m’a réveillé à 3h30. J’étais sur place de 4h à 9h15, avec mes collègues municipaux. C’étaient des moments très intenses, mais pas du tout en lien avec la campagne électorale. Ensuite, je suis venue ici à Lausanne, pour suivre le dépouillement. Je suis très heureuse d’être élue au premier tour. Cela me fait chaud au coeur de voir que j’ai été soutenue à ce point-là.

Comment analysez-vous votre score (56%) et celui de la candidate de la Grève du Climat, 2e avec 23% ?
Depuis le départ, j’ai dit que cette élection n’était pas jouée d’avance et qu’il fallait se mobiliser. Je ne m’étais pas du tout donné d’objectif chiffré, même si une élection au premier tour était quand même un objectif. Le score de la Grève du Climat n’est pas une surprise. Maintenant, c’est un collectif qui a mis un unique thème en avant et non une candidature. Il faut prendre ces 23% pour un signal à l’ensemble des élus. La question environnementale a pris une importance conséquente pour la population vaudoise. Cela s’est vu lors des dernières élections fédérales et cela se confirme aujourd’hui. Nous devons trouver des solutions, aussi au niveau cantonal, pour les questions environnementales. Je vais m’engager sur ces thématiques.


A lire: Christelle Luisier, un climat à changer


Un département vous attire-t-il plus qu’un autre?
Je suis la dernière élue au gouvernement. Je ne vais pas choisir toute seule mon Département. Mais si on prend les thèmes sur lesquels je me suis engagée, il y a l’aménagement du territoire et la question Etat-communes, notamment. La répartition des Départements se discutera au sein du collège gouvernemental. Je suis ouverte.

Justement, les relations Canton-communes sont tendues. De syndique, vous passez dans l’autre camp avec votre élection au Conseil d’Etat. Comment allez-vous endosser ce nouveau rôle?
La relation Canton-communes est aujourd’hui extrêmement délicate. C’est vrai que lorsque l’on devient conseiller d’Etat, on change d’habit. Par contre, on peut garder l’idée de jouer un rôle de trait d’union. Il faut cultiver un esprit de dialogue pour trouver les meilleures solutions. Pas pour le Canton, ni pour les communes, mais pour l’ensemble de la population. Il est nécessaire de rétablir un partenariat entre les collectivités publiques parce que cela a un impact sur les prestations qui sont délivrées et sur le financement de ces prestations. Tant que nous n’aurons pas trouvé des solutions, cela nous bloquera dans nos projets. La facture sociale et la péréquation intercommunale seront des sujets centraux ces prochains mois.

Vous allez siéger à côté de votre ancien patron, Pascal Broulis. Cette situation est-elle particulière à gérer pour vous?
Il a été mon chef jusqu’en 2008. On m’a déjà posé cette question quand j’ai pris la présidence du Parti radical, juste après avoir travaillé pour lui. Voilà, je suis PLR, Pascal Broulis est PLR. Nous avons des valeurs communes, mais nous avons aussi des nuances d’opinion sur certains sujets. Cela s’est vu au Grand Conseil quand j’ai défendu le financement de l’accueil de jour pour les enfants ou sur les relations Etat-communes. Ce n’est pas un souci pour moi. Je vais aussi siéger avec l’une de mes anciennes camarades de classe, Cesla Amarelle.

Où allez-vous fêter votre élection? Vous n’aviez tout de même pas prévu de la fêter à la Croix-Blanche?
Non, mais pas loin. Enfin, on n’a pas prévu une fête parce que l’on ne savait pas si je serais élue au premier tour, mais on a prévu un point de rencontre dans un restaurant à cinquante mètres de la Croix-Blanche. D’ailleurs, je ne sais pas s’il sera rouvert ce soir.

Créé: 09.02.2020, 16h49

Articles en relation

Christelle Luisier termine la course dans le plâtre

Élection La candidate PLR au Conseil d’État s’est présentée avec une main plâtrée, jeudi, au Conseil communal de Payerne. Plus...

Christelle Luisier, 22 ans d'une patiente ascension

Élection au Conseil d'État La syndique de Payerne est en passe de devenir ministre. Retour sur le long parcours d’une des dernières radicales vaudoises. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.