Une malade de l’alzheimer sollicite au moins trois proches

DémenceRéunie vendredi à l’EPFL à l’occasion de l’assemblée de ses délégués, l’Association Alzheimer suisse a fait le point sur la stratégie en cours et les améliorations à prévoir.

Les estimations font état d’environ 10?000 Vaudois atteints par cette maladie.

Les estimations font état d’environ 10?000 Vaudois atteints par cette maladie. Image: JEAN-PAUL GUINNARD/A

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«Pour chaque personne atteinte d’alzheimer, on compte au moins trois autres de l’entourage directement impliquées», explique Marc-Etienne Diserens, président de l’Association Alzheimer Vaud peu avant le début de l’Assemblée des délégués qui a eu lieu ce vendredi au SwissTech Convention Center. Des proches sursollicités qui ont besoin d’aide. Car s’occuper d’un malade d’alzheimer est une tâche très lourde pouvant mener à l’épuisement. Les estimations font état d’environ 10 000 Vaudois atteints par cette maladie. Marc-Etienne Diserens se réjouit d’ailleurs des efforts mis sur pied dans le canton de Vaud depuis 2010, avec notamment les prestations d’Alzami Pro. Un groupe de personnes spécialement formées qui viennent prendre le relais à domicile pour soulager l’entourage.

Pour Stefanie Becker, directrice de l’Association Alzheimer Suisse, il reste toutefois encore du pain sur la planche en matière de stratégie nationale. «Aujourd’hui, la Suisse ne dispose pas de chiffres fiables concernant la prévalence de la maladie, nous estimons toutefois qu’en 2035 il y aura deux fois plus de personnes atteintes, explique cette gérontologue. Les études qui montrent un recul de la démence doivent être prises avec des pincettes. Au niveau national, nous souhaitons une meilleure prise en charge des malades, un meilleur financement des prestations et la mise sur pied de statistiques nationales. La mise en œuvre de la stratégie nationale 2014-2017 n’en est qu’à ses débuts et plusieurs projets sont encore en attente.»

Pierre-Yves Maillard, chef du Département de la santé et de l’action sociale du canton de Vaud est venu faire une brève allocution devant les délégués ce vendredi matin. Il s’est réjoui des actions déjà mises en place dans la région. Parmi elles, la création, en 2012 et 2013, de quatre centres régionaux de la mémoire qui facilitent l’accès au diagnostic. A ce jour, la maladie d’alzheimer ne se guérit pas, mais un diagnostic précoce permet de ralentir sa progression et d’organiser la vie future des personnes touchées.

Créé: 10.06.2016, 17h45

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