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«On manipule des gens sensibles et touchés»

La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro est inondée d’insultes et de menaces depuis qu’elle a décidé d’appliquer la loi et de mettre à mort le chien mordeur.

Dans son bureau, dont l’un des murs est garni d’irrésistibles dessins originaux de Raymond Burki, l’heure n’est pas tellement à sourire: depuis l’annonce de l’euthanasie du chien Chalom, Jacqueline de Quattro, conseillère d’Etat en charge du dossier, vit des heures assez sombres. Elle ne s’en plaint pas. «J’ai fait mon travail, j’assume complètement ma décision.» Mais elle avoue une réelle tristesse. «J’ai pris cette décision parce que c’était mon devoir de magistrate. Le tribunal avait jugé ce chien dangereux, le Grand Conseil avait confirmé cette décision, je n’avais pas le choix. C’était la seule possibilité pour la sécurité publique. Je ne pouvais que faire appliquer la loi et la décision exécutoire. Mais moi, contrairement à beaucoup de gens qui s’expriment aujour­d’hui et m’insultent, me menacent, parce qu’ils sont manipulés, je connais les faits. Je connais les détails du dossier, j’ai vu les photos des conséquences d’une de ses morsures et, si tout le monde avait cette image sous les yeux, il y aurait moins de discussions, parce qu’elle est terrible!»

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