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Critiqué, Marc Vuilleumier lâche la police

Le popiste ne veut plus diriger la police, sans pour autant démissionner de l'exécutif lausannois. Sa décision fait suite aux critiques constantes essuyées par sa politique de lutte contre l'insécurité.

Marc Vuilleumier a pris sa décision ce week-end et la communiquera à la Municipalité jeudi prochain.
Marc Vuilleumier a pris sa décision ce week-end et la communiquera à la Municipalité jeudi prochain.
Keystone

«J'ai été le deuxième meilleur élu aux dernières élections. J'ai fait du bon travail dans des circonstances difficiles qui se sont encore aggravées cette dernière année. Mais je reçois beaucoup de leçons de personnes qui pensent pouvoir faire mieux. J'en prends acte», a déclaré Marc Vuilleumier à l'ats, confirmant une information du Matin Dimanche.

Le popiste n'a pas voulu nommer les donneurs de leçons de la Municipalité. «On constate un glissement vers une politique sécuritaire plus dure au sein de la majorité rose-rouge-verte. D'autres pensent éliminer la scène ouverte de la drogue d'ici 2013. A eux d'agi»r, note le municipal.

La sécurité est le département le plus difficile, le plus exposé, a-t-il rappelé. Et la situation s'est péjorée à Lausanne comme dans d'autres villes. Des solutions sont à trouver à tous les niveaux, communal, cantonal, fédéral.

Refus peu probable

Marc Vuilleumier se dit fier du travail accompli en six ans. Parmi ses réalisations, il cite l'augmentation des effectifs, la police coordonnée ou encore la revalorisation du statut des agents.

Le municipal a informé ses collègues samedi de sa décision. Questionné sur leurs réactions, il a répondu que «certains craignaient de se voir refiler la patate chaude, de monter au front avec la situation actuelle». Une discussion aura lieu jeudi lors de la séance de l'Exécutif.

La décision appartient à la Municipalité. Mais il serait malvenu et paradoxal que l'on me refuse ce changement, souligne Marc Vuilleumier. Entre deux législatures, il est fréquent que des services changent de dicastère, a-t-il rappelé.

Poursuivre son mandat

Le popiste entend poursuivre son mandat à la tête des autres services à sa charge, le gros département des sports, la police du commerce, le contrôle des habitants. Il est également ouvert à d'autres propositions.

Interrogé sur le fait de lâcher les policiers, le popiste a répondu: «C'est ma déception la plus grande. J'ai découvert un métier et des gens formidables, à qui je rends hommage aujourd'hui».

Pour le PLR lausannois, «la logique exigerait le départ de Marc Vuilleumier». Son annonce faite par média interposé témoigne du climat délétère qui doit régner au sein de la Municipalité, relève-t- il dans un communiqué.

Dicastères et services ne sont pas des legos, souligne le PLR. Un élu qui renonce à la mission pour laquelle il a été élu ne peut exiger son reclassement. Le respect des institutions, la gestion des importants dossiers en suspens et les récentes déclarations du syndic voudraient que le popiste s'en aille.

Les problèmes de sécurité agitent le landerneau lausannois depuis des mois, notamment en raison de graves débordements nocturnes, de l'augmentation de la délinquance et du trafic de drogue.

Au début de l'été, le syndic Daniel Brélaz a annoncé un plan pour faire disparaître les dealers des rues lausannoises d'ici au plus tard 2014. La Municipalité doit annoncer des mesures d'ici deux à trois semaines.

ats

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