Migrants campeurs à Renens: le ton se durcit

AsileLausanne et Renens assurent que les occupants du jardin du Sleep-In s’exposent aux rigueurs de la loi s’ils ne partent pas.

Les migrants se sont installés devant le Sleep-In après avoir passé l'hiver dans la halle Heineken.

Les migrants se sont installés devant le Sleep-In après avoir passé l'hiver dans la halle Heineken. Image: ODILE MEYLAN

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Ils avaient jusqu’à midi, mardi, pour quitter le jardin du Sleep-In, à Renens, qu’ils occupent depuis le mois d’avril, suite à la fermeture de la halle Heineken où ils avaient passé tout l’hiver.

«Ils s’exposent désormais aux rigueurs de la loi»

Mais ils ne sont pas tous partis. Des dizaines de migrants, pour la plupart en provenance d’Afrique de l’Ouest, campent toujours sur les lieux, à même le sol et dans des sacs de couchage. «Ils s’exposent désormais aux rigueurs de la loi», menacent les autorités de Lausanne et de Renens.

«Ces personnes vivent dans la plus extrême précarité, sans perspective aucune d’obtenir un titre de séjour dans notre pays et de pouvoir y exercer, à terme, une activité lucrative légale pour subvenir à leurs besoins. Une telle situation n’est pas admissible, tant d’un point de vue humanitaire que légal», déplorent les autorités.

Une «autre solution»

Que va-t-il se passer maintenant? «Nous allons désormais contrôler les identités de ces gens, mais nous n’avons pas non plus les moyens de faire cela toute la journée. Nous n’allons pas non plus les interpeller dans les jardins du Sleep-In. L’idée, c’est qu’ils comprennent qu’une autre solution existe», explique Olivier Golaz, directeur de la Sécurité publique à Renens.

La solution, c’est se présenter au Service cantonal de la population (SPOP), à Lausanne, pour s’informer sur les demandes d’asile ou sur l’obtention d’une aide d’urgence. Mais les migrants ont toujours dit que de cette forme d’aide, ils n’en voulaient pas, notamment parce qu’elle impliquait de décliner son identité.

«C’est le Canton qui doit prendre ses responsabilités»

«Nous n’avons pas les forces nécessaires, entre Lausanne et Renens, pour ouvrir une structure afin de les accueillir. C’est le Canton qui doit prendre ses responsabilités», affirme Olivier Golaz. Dès à présent, des Securitas sont postés à l’entrée du jardin du Sleep-In pour «inciter fermement» les migrants à ne pas s’y installer.

Il y a tout juste une année, une centaine d’entre eux occupaient déjà ce même lieu. Soutenus par le collectif Jean Dutoit, ils avaient ensuite squatté une ancienne école à Lausanne, avant de se réfugier dans l’ex-usine Heineken, à Renens. Aujourd’hui, c’est retour à la case départ. (24 heures)

Créé: 24.05.2016, 17h36

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