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Des milliers de «poilus» de la Grande guerre enterrés en Suisse

En novembre, l'association du Souvenir français rend hommage aux soldats morts dans le pays. Une cérémonie immuable, qui prend toutefois une teinte particulière cette année avec le centenaire du déclenchement de la «Der des ders.»

À l'image de Roland Brisse et d'Eric Mouillefarine, l'un ancien d'Algérie et l'autre officier à la retraite, l'association du Souvenir français commence son habituelle tournée des monuments aux morts en ce début de novembre. De Lausanne à Lignerolle, ils vont s'arrêter sur une dizaine de sites sur toute la Suisse romande, avec à chaque fois drapeau tricolore, hymnes et couronnes de fleurs.

C'est que la Confédération a plusieurs fois fait office de terre d'accueil pour les soldats étrangers, dont beaucoup sont morts des suites de blessures ou de maladies. À commencer par les «Bourbakis», soldats de l'armée de l'Est acculés à la frontière en 1871. Entre 1914 et 1918, un accord entre les belligérants et la Croix-rouge autorise l'envoi en Suisse des blessés les plus graves, notamment des soldats et officiers victimes des gaz.

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