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Mystérieux menhir retrouvé à Saint-Prex

La Maison de la Rivière accueille un nouveau vestige du patrimoine

Jean-Francois Rubin, directeur de la Maison de la Rivière, Salvatore Guarna, syndic de Tolochenaz, et Laure Borgeaud, responsable de l'accueil, présentent le menhir récemment découvert à Saint-Prex.
Jean-Francois Rubin, directeur de la Maison de la Rivière, Salvatore Guarna, syndic de Tolochenaz, et Laure Borgeaud, responsable de l'accueil, présentent le menhir récemment découvert à Saint-Prex.
Christian Brun

Sanglier à la broche et chaudrons de potion magique: tous les éléments étaient réunis dimanche à la Maison de la Rivière, à Tolochenaz, pour faire voyager les visiteurs dans le temps. En effet, la fondation inaugurait une nouvelle trouvaille archéologique: un menhir mesurant 2 mètres et pesant une tonne.

Le bloc a été mis au jour à Saint-Prex au début de cette année. «Il a été découvert lors d’un chantier de construction. La Commune nous a alors contactés et il a été apporté ici», explique Laure Borgeaud, géographe de formation et responsable de l’accueil à la Maison de la Rivière.

L’objet fascine, et sa présence dans la commune vaudoise soulève de nombreuses questions. «Tout d’abord, c’est une roche qui n’a rien à faire ici de manière naturelle, poursuit la géographe. En effet, elle provient de Dorénaz, vers Martigny. Elle a été apportée jusqu’ici par les flux de glaces du glacier du Rhône et s’est déposée à Saint-Prex vers –13 '000, après la fonte.»

Les énigmes ne s’arrêtent pas là. «Logiquement, nous aurions dû découvrir la pierre dans une couche géologique datant de –15'000, explique Jean-François Rubin, directeur de la fondation. Mais elle se trouvait dans une couche datant de –4000. Cela prouve que les peuples qui vivaient ici l’ont récupérée et utilisée.»

Pour quoi faire? Mystère. «Les Celtes vivaient dans la région, poursuit Jean-François Rubin. Mais ils n’ont pas laissé d’écrits. Il est donc difficile de répondre précisément.» Les possibilités sont nombreuses. «Nous avons retrouvé le bloc dans les hauts de Saint-Prex, alors que les peuples vivaient au bord du lac. Il pouvait donc faire office de dieu protecteur du village.» Il aurait également pu servir à se repérer, quand on partait à la pêche par exemple. Finalement, il aurait pu être utilisé comme objet de culte. «Des endroits sacrés où des menhirs sont posés en cercle existent, argumente Jean-François Rubin. Ainsi le site de Stonehenge, en Angleterre.»

Le directeur et ses collègues sont très fiers d’exposer ce vestige. «Nous sommes heureux que la Maison de la Rivière devienne un vrai lieu de conservation du patrimoine», termine-t-il.

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