Une navigatrice repart autour du Léman contre le cancer des enfants

ParrainageAprès six ans de pause, la Pulliérane Marie-Laure Pralong relance son défi à la voile en solitaire autour du Léman pour soutenir la recherche sur le cancer des enfants.

Marie-Laure Pralong s’était lancée dans la navigation en solitaire après la perte d’un enfant. Aujourd’hui maman, elle repart pour les parents qui sont dans la souffrance.

Marie-Laure Pralong s’était lancée dans la navigation en solitaire après la perte d’un enfant. Aujourd’hui maman, elle repart pour les parents qui sont dans la souffrance. Image: Chantal Dervey

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Le navigateur qui avait accosté le Dyas 7,15 m de Marie-Laure Pralong au large du Bouveret, une rose blanche à la main, s’en souvient sûrement. L’homme voulait témoigner sa gratitude à la navigatrice alors amatrice, qui s’était lancée en solitaire autour du Léman pour lever des fonds pour la recherche sur le cancer des enfants en 2006. «Peut-être avait-il une histoire personnelle en lien avec cela, s’interroge la Pulliérane. Je ne l’ai jamais su. Mais c’est ce genre de gestes qui m’ont soutenue dans ma démarche.»

La rose blanche a eu le temps de sécher. Après quatre ans de défi en faveur de la Fondation recherche sur le cancer de l’enfant (Force), et quelque 40'000 francs récoltés, Marie-Laure Pralong avait rangé ses balises en 2010. Six ans après son premier défi, elle a décidé de s’y remettre et partira mardi de Vidy pour une course qu’elle estime à quelque 25 heures. En une décennie, ses motivations ont toutefois bien changé.

Cavalière aguerrie qui n’avait jamais mis les pieds sur un bateau, Marie-Laure Pralong avait acheté son Dyas après la perte à la naissance de son fils Pierre, en 2002. «Cette immense solitude, cette tristesse qui vous happe, il me fallait quelque chose d’inconnu et d’intense pour ne pas y succomber», se souvient-elle. Quelque chose de contemplatif aussi, vecteur d’une forte image d’évasion.

Quatre ans après avoir gréé les premières voiles d’Angel Wings, elle se lançait dans son défi autour du Léman. «J’ai lu un article qui parlait de la Fondation Force et découvert que l’un de ses fondateurs se prénommait Pierre. Cela a sonné comme un symbole.» La lutte contre le cancer prenait aussi tout son sens: juste après la disparition de son fils, Marie-Laure perdait coup sur coup sa grand-mère, son père, puis sa belle-mère, emportés par la maladie. «Ma première course était un moyen de résilience.»

Aujourd’hui, la navigatrice dorénavant chevronnée repart par passion et en soutien à ces familles qui font face à la maladie ou à la perte d’un enfant. La naissance en 2010 de Camille, «force de la nature au tempérament solaire», n’y est pas pour rien. La petite fille, fruit d’une nouvelle union, lui a permis de sortir de la survie. «Je sais que ces parents ont besoin de lumière pour supporter leur souffrance. On ne peut pas vraiment faire le deuil d’un enfant. Le chagrin se dilue, à l’image d’une aquarelle, mais revient chaque année aux dates anniversaires.»

Mardi matin à 9 h, Marie-Laure Pralong repartira donc de Vidy, en direction de Genève, puis du Bouveret – bénéficiant des infrastructures et du parcours des Cinq jours du Léman –, sur sa fidèle embarcation. A 47 ans, la juriste bénéficie de davantage de technique et d’un mental d’acier, mais sait que les vingt à trente heures de navigation seront d’autant plus éprouvantes sur ce bateau qui accueille habituellement un équipage de trois personnes. Pourquoi alors ne pas opter pour plus confortable? «Ce bateau, c’est toute mon histoire», répond-elle, des nuances d’aquarelle dans le regard. (24 heures)

Créé: 25.07.2016, 11h07

Natation contre le diabète

Les 31 juillet et 1er août prochains, le lac Léman sera lethéâtre d’un autre défi sportif caritatif. Jaime Caballero, nageur parmi les meilleurs d’Europe dans la longue distance, traversera d’une traite le lac franco-suisse dans sa longueur (80 km) pour la Fondation pour la recherche sur le diabète, basée à Genève. Le sportif de Saint-Sébastien (E) veut sensibiliser le public suisse à cette maladie et l’encourager à pratiquer l’effort physique. Il s’est lancé dans la «natation caritative» en 2008, lorsque son oncle a contracté la maladie de Charcot. Depuis, il soutient différentes fondations. Des stands répartis dans les villes étapes de son trajet permettront de le soutenir. Départ le 31 juillet à midi de Villeneuve et possibilité de s’élancer avec le sportif pour quelques brasses. Passage à Vevey estimé à 16h, puis à Lausanne-Ouchy à 20h. Le 1er août, passage à Nyon estimé à 7h et arrivée à Genève (jet d’eau) estimée à 15h.

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