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Des noisettes parmi les épis du Gros-de-Vaud

Trois agriculteurs associés viennent de planter 4500 noisetiers dans les environs d'Echallens

Pour récolter leurs noisettes, les agriculteurs de l'association Henchoz-Pittet ont acheté en France une machine spécifique, qui balaie le sol.
Pour récolter leurs noisettes, les agriculteurs de l'association Henchoz-Pittet ont acheté en France une machine spécifique, qui balaie le sol.
Florian Cella

Malgré les millions de noisettes insérées chaque année dans les plaques de chocolat, la production locale de ce fruit a toujours été confidentielle. La donne devrait toutefois prochainement changer, puisque plusieurs agriculteurs vaudois sont en train de planter des noisetiers. Ainsi, dans les environs d’Échallens, trois associés viennent de mettre en terre 4500 arbres. Leur but? Produire, à terme, une trentaine de tonnes par année de ce fruit riche en oméga 9, en vitamine E et en polyphénols antioxydants.

«L’idée est née lors d’une visite de domaines en France avec Julien Bugnon, qui cultive des noyers et des noisetiers à Cottens («24heures» du 29 juin 2019)», explique Patrick Henchoz, ancien propriétaire d’un atelier mécanique à Échallens, qui n’a jamais oublié que son grand-père était agriculteur. «En voyant les cultures françaises, mon fils Steve s’est dit qu’il y avait un créneau à prendre.»

Père et fils ont vite convaincu leur associé, Daniel Pittet, agriculteur à Villars-le-Terroir, d’ajouter les noisettes à leurs grandes cultures (pommes de terre, blé, colza...) et à la production de bois de chauffe. Les premiers arbres ont été mis en terre il y a quatre ans et les trois associés ont créé, avec Julien Bugnon, la société Swiss Noisettes Sàrl. Avec leurs 9 hectares plantés dans le Gros-de-Vaud, plus les 8 hectares de noisetiers de l’agriculteur de Cottens, et quelques autres plantations ailleurs dans le canton, c’est en tout près de 25 hectares de noisetiers de production qui sont désormais gérés par la société dans le canton.

Pour à la fois satisfaire toutes les demandes, et réduire les risques, les trois agriculteurs du Gros-de-Vaud ont planté quatre variétés qui donneront autant de calibres de noisettes différents. «Les petites pour l’industrie, les grandes pour la table, détaille Patrick Henchoz. Les débouchés semblent importants. Il y a bien sûr la vente comme fruit à coque, mais aussi pour l’huile et pour tous les produits contenants des noisettes et qui voudraient pouvoir afficher le drapeau suisse sur leur emballage: chocolats, biscuits et autres pâtes à tartiner.»

Contrairement aux noyers, le laps de temps avant la première récolte est assez court, mais il faudra quand même quelques années avant que les arbres atteignent leur hauteur définitive de 4 à 5 mètres et leur production maximale. Les 100 kg à l’hectare récoltés cette année sont donc à prendre comme un avant-goût encourageant.

Mais, au fait, comment est-ce que ça se récolte, la noisette? «Au sol lorsqu’elles sont tombées naturellement, donc entre deux et quatre fois par saison et à la machine.» Une machine spécifique qui récolte en «balayant» le sol et qui ne figurait évidemment pas au catalogue des fournisseurs suisses. «Nous avons donc acheté un récolteuse d’occasion en France. Et, là, nous attendons des éléments qui nous permettront de construire une véritable chaîne de traitement pour trier les noisettes des petits cailloux et autres déchets d’herbe, puis de les laver et de les sécher. Cette installation sera une première nationale!»

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