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À 18 ans, il se charge de votre petit-déj’ à domicile

Un gymnasien a lancé sa plateforme de livraison matinale. Il parcourt la ville à vélo pour satisfaire la demande.

À 18 ans, Martin Mayer fait tout tout seul: de la maintenance de son site à la livraison à vélo.
À 18 ans, Martin Mayer fait tout tout seul: de la maintenance de son site à la livraison à vélo.

À 18 ans, les étudiants qui souhaitent gagner un peu d’argent de poche se retrouvent souvent à jeter des frites dans l’huile bouillante des enseignes de restauration rapide ou à faire des sondages par téléphone. Martin Mayer, lui, a déjà mis en ligne sa plateforme de livraison de petits-déjeuners, à Yverdon. Un peu plus de trois semaines après son lancement et sa première vente, il rêve déjà d’élargir son périmètre d’action.

La semaine, ce jeune passionné d’informatique et de programmation étudie les maths et la physique au Gymnase du Nord vaudois. Le dimanche, de 8 heures à 11h30, il parcourt la ville en long et en large à vélo pour livrer ses différents menus aux particuliers.

«Je voulais avoir de quoi financer mon permis de conduire, explique Martin Mayer. J’avais déjà fait des petits jobs, comme louer des pédalos durant l’été ou donner des cours de soutien, mais cette fois j’avais envie de créer mon propre projet. Il devait me laisser suffisamment de temps pour étudier. C’était une des conditions.» L’idée de sa plateforme germe dans sa tête en novembre dernier. Il se met rapidement à l’ouvrage pour être opérationnel le plus vite possible. «C’est le tout premier site internet que je code et je le trouve plutôt réussi, se réjouit-il. Il est évolutif: je l’améliore lorsque des clients me font des remarques.»

En ligne depuis presque un mois, le site www.martinpetitdejeuner.ch a directement séduit les gourmands yverdonnois. Ces derniers peuvent choisir la composition de leur repas grâce à différentes offres (croissant, pain au chocolat, brioche, confitures, jus de fruits…) et l’heure de livraison. Martin Mayer s’occupe du reste. Et plus encore: «J’ai ajouté une option et les clients peuvent désormais aussi demander «Le Matin Dimanche.»

Pourboires généreux

À voir, tout cela plaît. À chaque sortie, le gymnasien peut compter sur une dizaine de clients en moyenne. De quoi lui muscler les mollets d’ici à l’été, à défaut de le rendre riche. «Je fais de toutes petites marges pour que mon offre reste accessible au plus grand nombre et pour être le plus compétitif possible, assure Martin Mayer. En trois dimanches de livraison, j’ai dû réaliser un bénéfice d’un peu plus de 100 francs. Il faut ajouter à cette somme les pourboires des clients, qui sont très généreux.»

Si le concept repris par la petite entreprise yverdonnoise est déjà bien implanté dans plusieurs villes et à l’étranger, le gymnasien estime que la cité thermale en avait aussi besoin. À en juger par les commentaires publiés par des clients sur les réseaux sociaux, Martin Mayer avait raison. Des habitants de la région lui demandent même d’élargir son périmètre de livraison. «Je le ferai quand j’aurai le permis, confie l’étudiant. C’est un de mes objectifs. Pour l’instant, je reste en ville, car je peux tout y faire à vélo.»

Aujourd’hui, Martin Mayer fait tout tout seul. De la maintenance de son site aux livraisons. À terme, cela pourrait changer: «J’aimerais bien offrir la possibilité aux étudiants de mon gymnase de rejoindre mon projet. Ils pourraient aussi faire des livraisons, et donc en tirer un petit revenu.» Pour y arriver, il faudrait que les commandes augmentent. «Même si mon activité est un peu stressante, elle reste supportable pour le moment. On verra bien comment tout cela évolue!»

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