Attraction locale, le tire-fesses de L’Orient s’offre une seconde jeunesse

Vallée de JouxUn an après le téléski du Brassus, c’est celui des Esserts qui a été remplacé par un remonte-pente moderne et plus confortable. L’installation a été posée par hélico.

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«Maintenant, on peut regarder le ciel et lui demander de préparer la neige qu’on aimerait qu’il commence à cracher d’ici deux mois et demi.» Claude Jan peut sourire. Depuis hier matin, la société du Téléski des Esserts qu’il préside dispose d’un tire-fesses flambant neuf. Comme au Brassus un an plus tôt, exeunt donc ces installations vétustes, plus que jamais dans la ligne de mire de l’organe de contrôle fédéral. Le village de L’Orient peut désormais lui aussi compter sur un atout touristique supplémentaire. Et si le projet avait mis du temps à se préparer, notamment sur le plan politique, sa réalisation sur le terrain s’est déroulée sans accroc.

Il n’a en effet fallu qu’une heure et quart à l’hélicoptère Kaman K-Max de la société obwaldienne Rotex pour transporter les 11 pylônes du pied des pistes jusqu’à l’endroit où ils étaient réceptionnés et immédiatement boulonnés dans la pente. A eux seuls, ils remplacent les trois anciennes installations, arrache-mitaine compris. «Le gros avantage, c’est qu’il s’agit d’assiettes disposées au bout d’un dérouleur. Elles sont ainsi beaucoup plus confortables, et donc faciles d’accès pour les enfants que les cannes fixes que nous avions», relève le chef d’exploitation Vincent Herrmann.

Coût de l’infrastructure? 1,2 million de francs, en partie financés par les pouvoirs publics: la Commune du Chenit (400'000 francs), les villages du Sentier (200'000 francs) et de L’Orient (100'000 francs) Quant à l’exploitant, il a souscrit un emprunt de 250 000 francs, cautionné par Le Sentier, et a aussi pu compter sur des donateurs privés et sur la Fondation Paul-Edouard Piguet qui l’a soutenue à hauteur de 100 000 francs.

Preuve que les Combiers sont attachés à leur patrimoine touristique, ces manœuvres aériennes étaient observées attentivement par une trentaine de personnes. «Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister à une modernisation d’infrastructures de cette ampleur», souligne Cédric Paillard, directeur de Vallée de Joux Tourisme.

Il faut aussi dire que le ski de piste à L’Orient, ça compte. Si Le Brassus a disposé quelques années plus tôt que sa voisine d’installations mécaniques, le vénérable tire-fesses de L’Orient, maintes fois réparé ces quinze dernières années, avait été planté en 1962. L’endroit est aussi connu pour proposer une piste éclairée, ouverte en saison du mercredi au samedi soir. «Les premiers lampadaires qui permettent d’y voir clair ont même été installés avant l’ancien téléski, à la fin des années 1950», rappelle Claude Jan.

Et puis, skier de nuit à L’Orient, c’est aussi s’offrir la possibilité de manger une fondue au milieu des pistes, «au Replat», ou encore de se défouler sur les douze modules du snowpark, «le seul éclairé sur l’arc jurassien», assure son responsable Laurent Golay. (24 heures)

Créé: 08.09.2016, 21h19

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