Chômage partiel chez un géant de la Broye

Domdidier (FR)L’entreprise WAGO Contact place 260 employés en horaire réduit.

L'entreprise, qui exporte 95% de ses composantes de connections, notamment pour des ampoules ou des lumières, à l'étranger, a déjà traversé des difficultés par le passé. Elle invoque la conjoncture et continue de croire à son développement à moyen terme.

L'entreprise, qui exporte 95% de ses composantes de connections, notamment pour des ampoules ou des lumières, à l'étranger, a déjà traversé des difficultés par le passé. Elle invoque la conjoncture et continue de croire à son développement à moyen terme. Image: Jean-Paul Guinnard

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L’un des plus gros employeurs privés de la Broye, WAGO Contact à Domdidier (FR), passe 260 de ses collaborateurs au chômage partiel, de 20% en moyenne. La filiale suisse emploie environ 500 personnes, contre plus de 8500 à l’échelle du groupe au niveau mondial. Le recours au chômage partiel a été accepté mardi par le Service de l’emploi de l’État de Fribourg.

La nouvelle circulait déjà tôt dans la journée: ce pilier de l’économie régionale, actif dans la connectique électrique pour notamment les lumières, est scruté de près dès qu’il commence à tousser. Au sein de la maison, la nouvelle n’était pas une surprise totale, dans la mesure où le ralentissement de la production se faisait sentir.

«Nous ferons notre possible pour soutenir les collaborateurs les plus touchés économiquement, réagit le directeur général, Frédéric Riva. Notre priorité est de maintenir les emplois, les compétences et le savoir-faire sur place.»

La surprise reste, dans la mesure où WAGO Contact, fondée à Domdidier en 1977, a jusqu’ici plutôt lancé des projets de développement, dont l’achat d’un terrain de 30'000 m2 l’an dernier. L’État de Fribourg, qui voulait y installer ses archives, avait même tiré la prise afin de laisser la priorité aux perspectives d’emplois.

«Il faut savoir que l’année 2017 a été bonne, très bonne même. Aujourd’hui, nous nous rendons compte que nous avons été victimes d’une correction du marché. Nos clients ont augmenté leurs stocks, puis se sont adaptés à un affaiblissement de la demande et ont revu leurs commandes à la baisse», explique Frédéric Riva. Il cite par exemple la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui a vu le site de Domdidier favorisé par rapport au site de WAGO en Chine. «Nous avons évidemment mis en place toutes les mesures possibles avant de recourir au chômage partiel.»

Le Canton a octroyé le chômage partiel durant trois mois à l’entreprise. De quoi éviter, peut-être, d’autres mesures. D’ici à la fin de l’année, espère WAGO, le rythme du marché devrait se retrouver adapté à son outil de production.

«Nos projets à moyen et à long termes ne sont pas changés, indique Frédéric Riva. Nous continuons à investir et à digitaliser nos outils de production. Nous devons être prêts pour la reprise.» L’entreprise dit également continuer à stimuler ses clients et prépare une nouvelle ligne de production.

WAGO avait déjà eu recours au chômage partiel en août 2011 et en décembre 2008. Elle avait dans les deux cas invoqué les baisses de commandes à l’international, 95% de sa production y étant consacrée.

Créé: 14.08.2019, 09h17

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