Des clowns pour donner du bonheur aux aînés

SantéA Sainte-Croix, l’association Hôpiclowns intervient chaque mois dans les services de gériatrie et psychogériatrie. Une première dans le canton.

Un duo de clowns fait le bonheur des personnes âgées à Sainte-Croix.

Un duo de clowns fait le bonheur des personnes âgées à Sainte-Croix. Image: DR

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On connaissait déjà les clowns pour enfants hospitalisés de la Fondation Théodora, il y a désormais ceux d’Hôpiclowns, formés pour intervenir auprès des résidents d’EMS et d’hôpitaux. A voir la mine réjouie et le pas dansant de ce nonagénaire, entouré de deux clowns féminins, hier dans les couloirs du Centre de santé et de soins communautaires de Sainte-Croix (CSSC), force est de constater que le rire n’a pas d’âge.

«Le nez rouge du clown, c’est un visa pour tous les mondes!» sourit Marylène Rouiller, coordinatrice d’Hôpiclowns Sainte-Croix. Depuis quelques semaines, cette jeune association, petite sœur des Hôpiclowns de Genève, intervient régulièrement dans les services de gériatrie et de psychogériatrie du CSSC.

Le directeur de l’institution n’a du reste pas mis longtemps à soutenir cette démarche, fruit d’une collaboration avec l’école de cirque locale. «Nous cherchons des animations pour ceux qui ont des capacités cognitives limitées. Le clown leur permet d’émerger de leur contexte et de s’évader un peu», souligne ainsi Thierry Monod. Mais les personnes âgées ne représentent pas le même public que les enfants. D’autant plus si elles sont atteintes de démence, comme c’est le cas dans les services de psychogériatrie.

Pour améliorer la qualité de vie des résidents, les Hôpiclowns se basent donc sur la philosophie de Rire Médecin, association fondée en France en 1991. «Contrairement à d’autres associations, nous intervenons en duo dans les chambres des patients», reprend Marylène Rouiller. L’avantage? Quand il est seul, le clown demande nécessairement la participation de son public, alors qu’à deux, leur jeu clownesque existe déjà. «Notre travail consiste alors à ouvrir notre bulle dans laquelle le patient peut entrer s’il en a envie», poursuit la coordinatrice.

Ce travail tout en finesse a «bluffé le personnel soignant d’abord dubitatif face à ces interventions», selon Monique Voynnet, responsable de l’hébergement au CSSC. Elle est aussi totalement convaincue par le bien-fondé de cette démarche: «Au contact de ces duos de clowns, j’ai même vu des personnes mutiques s’ouvrir et sourire.» D’abord mise en place sous forme d’essai pendant quelques mois, l’action d’Hôpiclowns Sainte-Croix a été pérennisée. Au bénéfice d’un contrat à durée indéterminée avec le CSSC, les clowns pour aînés interviennent à cadence mensuelle depuis juillet dernier et sont prêts à s’engager dans d’autres institutions.

Contact: redmarlo@yahoo.com CCP 12-394940-8 (24 heures)

Créé: 02.12.2014, 20h05

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