Dielf et ses amis embellissent Rock Oz' avec de drôles de machines

AvenchesConstructeur de bateaux à Faoug, le Broyard est responsable artistique du secteur des alcôves.

Dielf (à gauche) a confié cette année à Lucas Schläpfer et sa Cie Balor le soin d’habiter le secteur des alcôves de Rock Oz’Arènes.

Dielf (à gauche) a confié cette année à Lucas Schläpfer et sa Cie Balor le soin d’habiter le secteur des alcôves de Rock Oz’Arènes. Image: JEAN-PAUL GUINNARD

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Rock Oz’ c’est d’abord et surtout la musique. Depuis 2011 toutefois, d’autres formes artistiques se sont installées dans les arènes du festival qui débute ce mercredi. Plus exactement dans les quatre «niches» situées au sommet des travées qui lorgnent le Jura. Ces alcôves, c’est l’écrin minéral qu’a choisi Dielf pour créer un lieu d’exposition éphémère devant lequel déambulent bon an mal an 30 000 personnes. «Il faut le considérer comme une vitrine plutôt que comme une galerie», concède modestement ce constructeur de bateau de Faoug, sculpteur par passion.

Cette «passion dévorante» selon sa fille Lisa, Denis Perregaux-Dielf l’a héritée d’un papa prof de dessin et d’histoire de l’art à l’Ecole d’art de La Chaux-de-Fonds, avant de la transmettre à sa fille, créatrice de vêtements, et à son fils, graveur. Tout sauf un hasard donc, si le quinquagénaire connaît Rock cœur. «J’ai dû manquer deux éditions», sourit-il.

Spectateur – il est venu à de nombreuses reprises en famille – mais aussi bénévole, il devient acteur du festival en 2011, lors du 20e anniversaire de la manifestation. C’est à cette occasion qu’il a l’idée de ramener de la vie dans le secteur des alcôves, un temps occupées par des boutiques. «J’ai voulu créer une vingtaine de grandes bougies de bronze et de lumière pour marquer le coup et je suis allé en parler à Charlotte (ndlr: Charlotte Carrel, la directrice du festival).» L’oreille réceptive qu’il trouve lui confie la responsabilité artistique de cette portion d’arènes. «Notre relation marche sur la confiance et je peux l’affirmer: j’ai les mains libres.»

Avec Lisa et Eloi (son fils), Dielf propose chaque année un projet d’un style différent afin d’intéresser au maximum un public avant tout venu vivre des concerts. «Notre initiative a fait son petit bonhomme de chemin. Les gens viennent pour voir ce qu’on a préparé.» Et Lisa de reprendre: «Quand on est là, les spectateurs nous interpellent souvent.»

L’an dernier, c’est une exposition familiale, réunissant le talent artistique des trois générations de Perregaux, qui est montée dans les ruines romaines, quelques mois avant le décès du grand-papa. Leurs créations communes s’articulent autour du Magicien d’Oz, dont le festival tire en partie son nom.

Mais les alcôves ne sont pas réservées exclusivement à ses propres œuvres. Loin s’en faut. Cette année par exemple, c’est la Cie Balor qui a été invitée à y installer ses drôles de machines métalliques. Des pièces qui devraient toucher tous les publics. Particulièrement Le Canard. «Pénélope, c’est son nom, agit sur les enfants comme une marionnette. Les jeunes l’apprécient pour son côté mécanique et elle parle aux plus âgés car elle leur rappelle Tinguely, un art qu’ils comprennent», explique Luca Schläpfer, directeur artistique et fondateur de la compagnie chaux-de-fonnière. Tout sauf statique, l’expo qu’elle forme avec Le cyclope, Le sablier broyard et Le bal des mollets saillants apporte un certain dynamisme à l’ensemble. «Tous les jours, on les fait déambuler, principalement vers la place du Château dans le but de mettre un peu d’animation avant les concerts, reprend-il. Après, les gens n’ont d’yeux que pour la scène.» (24 heures)

Créé: 08.08.2017, 18h37

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Du 9 au 12 août dans les arènes

www.dielf.org et www.balor.ch

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