Hécatombe à la nouvelle pisciculture fribourgeoise

Estavayer-le-LacInaugurée à l'automne 2016, la pouponnière à poissons a connu des soucis techniques et des millions d'alevins ont été perdus.

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Après des années de retard, en raison d’oppositions et d’un recours au Tribunal cantonal fribourgeois, l’inauguration, à Estavayer-le-Lac (FR), de la nouvelle pisciculture cantonale a finalement eu lieu à l’automne dernier. L’ouverture de cette pouponnière à poissons devait notamment venir clore un long feuilleton et apaiser les milieux de la pêche. Seulement voilà, les installations connaissent des ratés à répétition depuis leur mise en service, comme le rapporte La Liberté. Des millions d’alevins, soit de jeunes poissons, ont en effet été perdus à la suite de problèmes techniques. Une pompe a notamment mal fonctionné et les œufs de palées n’ont pas survécu. D’autres soucis ont également réduit largement les productions de truites et de brochets. Selon les espèces de poissons, les pertes oscillent entre 41% et plus de 85%.

«Il ne suffit pas de claquer des doigts pour que des poissons sortent.»

Le président de la Fédération fribourgeoise des sociétés de pêche, Bernard Jaquet, s’étonne de ces dysfonctionnements. «Il ne suffit pas de claquer des doigts pour que des poissons sortent. Est-ce que les personnes qui s’occupent de ces installations avaient toutes les cartes en main?», s’interroge le pêcheur.

En réponse à cette question, l’inspecteur cantonal fribourgeois de la pêche, Dominique Schaller, assure qu’«il serait faux de dire que le personnel de la pisciculture n’est pas compétent, puisqu’il s’agit de gardes-faune formés et expérimentés».

Face à cette situation, le Canton de Fribourg a commandé une expertise technique, attendue pour la fin de l’été, à un bureau privé. Les spécialistes des piscicultures devront notamment examiner les causes des problèmes rencontrés durant la période d’incubation des œufs de poisson. Des frais d’adaptation devisés à 400 000 fr. pourraient ainsi être nécessaires. Ils s’ajouteraient aux 2,4 millions qu’a déjà coûté la pisciculture. En attendant, le faible lâcher d’alevins devrait être compensé par les autres piscicultures situées sur les rives du lac de Neuchâtel et la reproduction naturelle. (24 heures)

Créé: 01.07.2017, 16h17

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