L'EMS Les fauvettes attend 23 millions pour rajeunir

Broye fribourgeoiseL'établissement de Montagny-la-Ville (FR) a un urgent besoin d'être rénové et agrandi. Etat des lieux.

L'EMS des Fauvettes ne compte qu'un seul ascenseur pour 45 résidents, ce qui occasionne des files d'attente après les repas notamment.

L'EMS des Fauvettes ne compte qu'un seul ascenseur pour 45 résidents, ce qui occasionne des files d'attente après les repas notamment. Image: Christian Brun

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Il ne faut pas rester planté bien longtemps dans un couloir de l’EMS Les Fauvettes, à Montagny-la-Ville, pour comprendre pourquoi l’établissement a besoin d’un coup de jeune. Une personne debout dans un corridor et le chemin est déjà quasi obstrué. Une seule chaise roulante et deux personnes rentrent dans l’unique ascenseur.

L’avenir de l’EMS sera fixé le 8 mars prochain: les habitants de la Broye fribourgeoise se rendront en effet aux urnes pour dire s’ils acceptent le crédit de 57,9 millions destiné à remettre à niveau les établissements de Montagny, de Domdidier et d’Estavayer (lire ci-contre) .

Sur cette somme, 23 millions sont prévus à Montagny pour construire un nouveau bâtiment et rénover l’ancien. D’abord maison de repos et de convalescence, l’endroit est devenu un EMS fin 2002. Depuis, les quelque 80 employés se sont adaptés aux contraintes du bâtiment: couloirs étroits, chambres exiguës, sanitaires sur l’étage, un seul ascenseur, etc.

«Cela a moins d’impact sur les 45 résidents que sur les gens qui travaillent, estime Françoise Grand, infirmière-cheffe des Fauvettes depuis 2009. Cela complique surtout les soins d’urgence. Pour tout ce qui est courant, on s’est adaptés.» Comme il est impossible de faire entrer un lit dans l’unique ascenseur, les ambulanciers doivent passer par les escaliers avec les civières.

Du matériel pour compenser
Adaptation, un mot qui revient sans cesse lorsqu’on évoque les difficultés d’exploitation des lieux avec les employés des différents secteurs. «C’est concrètement plus compliqué qu’ailleurs, mais on s’y fait, estime Monique Butty, infirmière aux Fauvettes depuis sept ans. Par exemple, quand il faut être deux pour aider un résident à faire quelques pas dans le couloir, on n’a pas vraiment la place et on se retrouve dans des positions pas toujours confortables.»

Même son de cloche du côté des responsables techniques. «Pour déplacer un lit, on est obligés de le démonter car il est impossible de le sortir de la pièce, explique Maxime Aeby. Pour le rentrer dans l’ascenseur, on doit le mettre debout, et comme un lit d’EMS pèse dans les 120 kilos, il faut être deux. Comme nous ne sommes que deux employés au service technique, il faut s’organiser.» Pour compenser ces contraintes, l’EMS est bien doté en matériel spécifique et en moyens auxiliaires. Des conseils en ergonomie sont également proposés au personnel.

«C'est plus familial»
Avant d’engager un nouvel employé, Françoise Grand tient à lui faire visiter l’EMS. «Pour que la personne décide en connaissance de cause.» «J’ai commencé à travailler ici en avril dernier, si j’ai accepté ces conditions c’est parce qu’il y avait des projets de travaux», raconte Eric Amiguet, infirmier.

L’infirmière-cheffe fait de même avec les éventuels futurs résidents et leurs familles. Pour certains, la particularité des lieux est même un avantage, «c’est plus familial». «Pour ceux qui se déplacent par eux-mêmes, cela les incite à bouger davantage», relève l’infirmière-cheffe.

Un dernier petit tour par la cuisine où le chef s’affaire avant le repas. «Je dois transporter la nourriture dans un chariot jusqu’à la salle à manger, mais il y a des endroits bien pires que ça! Un de mes collègues doit faire tout un parcours, faire monter son chariot en ascenseur pendant que lui monte à pied …»

Créé: 25.02.2015, 09h59

Un crédit de 57,9 millions pour trois sites

Réunis en séance début janvier, les délégués de l’Association des communes pour l’organisation médico-sociale du district de la Broye fribourgeoise ont accepté un crédit de 57,9 millions pour transformer et agrandir les EMS de la région dans les dix prochaines années. Une somme destinée à réaliser des travaux aux Fauvettes de Montagny-la-Ville, aux Mouettes d’Estavayer-le-Lac et aux Lilas de Domdidier. De quoi notamment augmenter le nombre de chambres simples à disposition.

Compte tenu de l’importance de cet investissement, il doit être approuvé par le peuple. Celui-ci se prononcera le 8 mars prochain. Si le crédit est accepté, les travaux pourront commencer dès le mois d’avril à Montagny. Mais cette demande ne fait pas l’unanimité, les délégués diderains ont fait part de leurs réticences quant à la rénovation des Fauvettes. Ils estiment par exemple plus judicieux de réunir tous les résidents sur deux sites: à Domdidier et à Estavayer

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