Le moulin d'Yverdon renaîtra-t-il de ses cendres?

IncendieAlors que les opérations de déblaiement battent leur plein, la question se pose sur l’avenir de la société.

Il ne reste plus grand-chose de la partie centrale du Moulin d’Yverdon, ravagé par les flammes tôt jeudi matin.
Vidéo: ODILE MEYLAN

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

L’incendie qui a ravagé le Moulin d’Yverdon jeudi a-t-il signifié la fin d’une histoire commencée à deux pas du centre-ville en 1901? Pas sûr, même si les décombres ne laissent que peu de place au doute quant à l’avenir immédiat du site. Selon toute vraisemblance, il faudra repartir de zéro.

«C’était déjà compliqué au niveau des accès, du stationnement, voire du voisinage. Je crains que le moulin en pleine ville, ce soit terminé», soupire un agriculteur passé voir ce qu’il restait du site centenaire. Gérant et président du conseil d’administration, Philippe Gonin ne l’entend pas de cette oreille. «Nous rencontrons la Municipalité la semaine prochaine. Elle nous dira si on veut encore de nous ici.»

À titre personnel, il souhaiterait que l’histoire du moulin continue de s’écrire à cet endroit. Et il sait qu’il n’est pas seul. «Un élan de sympathie s’est développé en ville, c’est sûr.» Doublé d’un élan de solidarité. «Plusieurs moulins nous ont approchés pour nous apporter leur aide», explique celui dont la priorité première et d’assurer l’approvisionnement des clients du Moulin d’Yverdon.

Sur place, il ne reste plus grand-chose du moulin et du stock, qui constituaient la partie centrale du bâtiment (voir la galerie photo ci-dessous). Les murs ont été démolis, parce qu’ils menaçaient de s’effondrer et empêchaient l’intervention des pompiers et des employés de l’entreprise Cand-Landi, chargés du déblaiement des décombres. Interrompus vers minuit, les travaux ont repris vendredi matin.

À la mi-journée, les foyers résiduels de la partie stockage étaient éteints. «Il en reste dans le moulin. Des flammes de 5 à 6 mètres surgissent au fur et à mesure qu’on dégage les débris», relève Éric Stauffer, commandant des pompiers. Les débris? Un magma de poutres et de pièces de charpente calcinées auxquelles se sont amalgamés des restes de machines, des litres et des litres d’huile et des tonnes de farine mouillée, formant une pâte lourde et compacte.

«J’espère que notre intervention sera terminée avant le week-end», reprend Éric Stauffer. Cela ne marquera pas pour autant la fin du chantier de démolition. «Pour des raisons de sécurité, la rue Cordey restera fermée en tout cas jusqu’à samedi 18 h», estime la municipale Valérie Jaggi.

Alors que la partie habitation ne devrait pas être détruite, la question se pose encore pour le silo, à l’autre extrémité du site. Érigé en 1946, il renferme 210 tonnes de blé. Celui-ci est-il toujours propre à la consommation? Pour le savoir, il faut accéder à la base du bâtiment, par les sous-sols encore encombrés. «Ça devrait être possible d’ici quelques jours», estime le commandant des pompiers.

Des jours, il en faudra beaucoup plus pour connaître les causes du sinistre. Vendredi, la police scientifique et les inspecteurs du groupe incendie ont pu mener leurs premières investigations. «Ces enquêtes sont toujours longues. Les résultats ne devraient pas tomber avant des semaines, voire des mois», conclut Florence Maillard, porte-parole de la police cantonale. (24 heures)

Créé: 02.02.2018, 19h43

Articles en relation

Les pompiers au chevet du Moulin d'Yverdon

Incendie Le feu s'est déclaré entre 3h et 4h jeudi matin dans ce bâtiment situé à deux pas du centre-ville. Les dégâts sont immenses. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.