Les élèves devront patienter avant de changer de canton

Les enfants de Champtauroz et Treytorrens seront peut-être scolarisés à Murist (FR). Mais pas avant 2019.

Si le projet venait à se concrétiser, les enfants du niveau primaire de Champtauroz et Treytorrens, seraient scolarisés au collège de Murist, village voisin de la Broye fribourgeoise.

Si le projet venait à se concrétiser, les enfants du niveau primaire de Champtauroz et Treytorrens, seraient scolarisés au collège de Murist, village voisin de la Broye fribourgeoise. Image: VANESSA CARDOSO

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Des petits Vaudois en classe avec des petits Fribourgeois? C’est le souhait ouvertement exprimé des communes de Champtauroz et de Treytorrens, qui seraient ravies de voir leurs enfants jouer dans la même cour d’école que leurs proches voisins de Murist et de Vuissens. Evoquée depuis des années dans les deux villages de la Broye vaudoise, la question l’est bien plus sérieusement depuis 2016.

Jusqu’à la fin de la semaine dernière, l’espoir était même réel de la voir se concrétiser à l’aube de la rentrée scolaire d’août 2018. Un peu de sable s’est cependant glissé dans les rouages d’une affaire qui roule tout à coup moins vite, au grand dam de Madeleine Stanescu, municipale des Ecoles à Treytorrens. «La rencontre de jeudi dernier avec les représentants de la «nouvelle» commune d’Estavayer (ndlr: dont Murist et Vuissens dépendent depuis l’entrée en force de la fusion en janvier) et des cantons ne nous a pas apporté que des bonnes nouvelles», soupire-t-elle. Une prochaine rencontre a ainsi été fixée pour septembre, à la demande d’Estavayer. «Ce qui revient à dire que notre projet a pris une année de retard», reprend-elle.

Convention intercantonale

L’édile avoue une certaine déception. «Avec ma collègue de Champtauroz, nous avions l’impression que les choses avançaient bien. Des terrains d’entente avaient été trouvés avec les Départements de la formation des deux cantons.» Une convention intercantonale doit toutefois encore être adoptée. «Et, pour cela, nous devons être en possession de tous les éléments», explique Jean-Marc Oberson, adjoint au chef du Service de l’enseignement obligatoire de langue française du canton de Fribourg.

«Ce dossier est moins urgent que la préparation de la rentrée scolaire prochaine de la grande commune, qui compte désormais près de 900 élèves»

La fusion est passée par là et Estavayer a repris un dossier jusqu’alors aux mains de Murist et de Vuissens, reléguant au second plan ce qui était pour ces dernières une priorité. Nouvelle municipale staviacoise des Ecoles, Marlis Schwarzentrub ne s’en cache pas: «Nous accusons une surcharge de travail depuis notre prise de fonction. Les comptes des anciennes communes ne sont par exemple pas encore bouclés. Et il est clair que ce dossier-là est moins urgent que la préparation de la rentrée scolaire prochaine de la grande commune, qui compte désormais près de 900 élèves», explique-t-elle.

«Il nous faut tout chiffrer»

Le projet n’en tombe pas pour autant à l’eau. «Nous allons bien entendu poursuivre les travaux mis en route par Murist et Vuissens. Mais il nous faut tout chiffrer.» Il s’agit ainsi d’obtenir des effectifs précis et des projections pour les années à venir. «Estavayer aimerait savoir s’il convient de redimensionner le projet d’agrandissement d’un bâtiment scolaire à Murist», reprend Jean-Marc Oberson. «Nous aimerions aussi savoir ce que l’on peut recevoir du Canton de Vaud pour accueillir ces élèves», enchaîne Marlis Schwarzentrub.

De sous, il en est aussi question à la base de cette réflexion. Car si la vingtaine d’élèves du degré primaire des deux villages vaudois venait à être scolarisée à Murist, le coût de transport serait moins important qu’il ne l’est aujourd’hui pour les acheminer du côté de Granges-Marnand ou de Combremont. «Il en va également de leur confort, reprend Madeleine Stanescu. Ils seraient à deux minutes de la maison, en gagneraient donc une quinzaine par trajet, et pourraient sans souci rentrer pour midi.» Aujourd’hui, c’est certes encore possible pour eux, mais rien n’assure que ça le sera encore d’ici quelques années, avance la municipale.

L’organisation des transports paraît simplifiée dès lors que le bus scolaire qui relie Murist et Vuissens traverse déjà Treytorrens et Champtauroz. A noter encore que ce projet concernera aussi les élèves du secondaire (ils sont aujourd’hui une quinzaine entre les deux villages), un an plus tard. «Mais ceux qui ont commencé leur cursus à Payerne termineront là-bas leur scolarité», conclut Madeleine Stanescu.

(24 heures)

Créé: 04.05.2017, 07h31

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