Lucens: la centrale nucléaire sous haute surveillance

RadioactivitéRéagissant à la hausse du taux de tritium dans l’eau, l’Office fédéral de la santé publique va faire des tests quotidiens sur le site de l’ex-centrale nucléaire.

La centrale de Lucens, fermée en 1969, après que son réacteur a complètement fondu, est sous surveillance continuelle.

La centrale de Lucens, fermée en 1969, après que son réacteur a complètement fondu, est sous surveillance continuelle. Image: Jean-Paul Guinnard - A

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L’augmentation d’un isotope radioactif, le tritium, dans l’eau du système de drainage de l’ancienne centrale nucléaire de Lucens, est impressionnante. Une eau qui est déversée dans la Broye.

En dix ans, elle a passé de 15 à 230 becquerels par litre, a annoncé mercredi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui a enregistré un pic fin 2011. Ce taux étant bien inférieur à la limite autorisée (12?000 Bq par litre), il n’y a pas de danger pour l’environnement et la population, assure l’OFSP.

Dès la semaine prochaine, des prélèvements d’eau, de plantes ou encore de poissons, seront effectués quotidiennement, pendant un mois. Jusqu’à présent, le rythme était mensuel et les échantillons envoyés au laboratoire tous les trimestres. «Nous avons constaté ce pic en janvier, d’après les résultats des analyses d’octobre à décembre 2011», commente Sybille Estier, cheffe de la section radioactivité de l’environnement à l’OFSP. Elle souligne que la sécheresse contribue à concentrer le tritium au lieu de le diluer dans l’eau. «La Broye a un débit suffisant pour diluer cet isotope qui ne doit pas souiller les nappes phréatiques», explique la spécialiste. Si le taux de tritium continue à grimper, l’eau contaminée pourrait être stockée puis éliminée. Reste à savoir qui passera à la caisse.

En septembre 2011, la Confédération répondait à une interpellation d’Alain Berset, – aujourd’hui conseiller fédéral en charge de la Santé publique –, en affirmant «qu’il n’y a pas lieu de s’attendre à ce qu’elle doive prendre en charge des coûts supplémentaires.» Une réponse qui avait étonné le Vert broyard Roman Hapka. «La centrale est fermée depuis 40?ans et les problèmes surgissent maintenant. Lucens est l’exemple de ce que nous allons laisser à nos enfants après la fermeture de Mühleberg. C’est hallucinant que la sécurité nucléaire du pays soit prise avec autant de légèreté», s’insurge-t-il. (24 heures)

Créé: 06.04.2012, 00h03

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