Un téléski tout neuf est installé au Brassus

Vallée de JouxBallet d’hélicoptère dans le ciel de la Vallée, ce mardi, pour dresser les dix lourds pylônes des nouvelles assiettes. L’investissement avoisine le million de francs.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

En matière de ski alpin, la vallée de Joux a choisi de croire en son attractivité et s’emploie à moderniser ses remontées mécaniques. Après l’installation d’un canon à neige sur les pistes de L’Abbaye , c’était ce mardi du côté du Brassus que les regards ont convergé. La Société du Téléski des Mollards a remplacé ses anciennes assiettes débrayables datant de 1950 par un modèle flambant neuf à enrouleur.

Pour ce faire, un K-Max à doubles rotors (un hélicoptère transporteur de grosses charges) a été réquisitionné afin de lever un à un les dix pylônes pesant chacun près de deux tonnes et de les positionner au bon endroit. Ne restait plus qu’à les boulonner sur leur socle de béton fraîchement coulé. L’opération a été bouclée en une heure.

«Le nouveau téléski suit le même itinéraire que l’ancien, mais nous avons dû tout enlever et tout refaire: les normes de sécurité ont évolué, notamment en ce qui concerne les fondations», explique Jacques Bianchi, à la fois responsable de l’exploitation du téléski et patron de l’entreprise de génie civil qui a fait les travaux.

Tire-fesses de 560 mètres
Dès cet hiver, les skieurs seront donc tirés sur 560 mètres par ce nouveau tire-fesses, dont le départ est à 1070 mètres d’altitude et l’arrivée à 1180 mètres. Il a été fabriqué en Autriche par la société Doppelmayr-Garaventa, qui a livré les pylônes par camion la semaine dernière. «Le confort des skieurs sera amélioré cet hiver, se félicite Jacques Bianchi. Ce modèle est plus simple d’utilisation et nous avons même la possibilité de varier la vitesse pour des groupes de débutants par exemple.» Le second téléski, des arbalètes, a été installé en 1990 et peut encore fonctionner plusieurs années.

Pour Téléski des Mollards SA, l’investissement se chiffre à plus de 900'000 francs. La Commune du Chenit, ses villages et des privés – dont la Fondation Paul-Edouard Piguet – ont notamment joué les mécènes.

Ce n’est pas la seule société de remontées mécaniques de la Vallée qui a reçu un coup de pouce. A quelques encablures du Brassus, celle des Esserts, à L’Orient, a un projet de nouveau téléski, devisé à 1,2 million. Celui-ci aurait aussi dû être installé avant la saison hivernale. «Ce sera finalement pour l’année prochaine: il y a eu des oppositions à la mise à l’enquête et nous avons eu le permis de construire trop tardivement», note le président Claude Jan. La recherche de fonds sera réactivée au printemps prochain. Il manque en effet quelque 50 000 francs de dons pour boucler le plan financier. (24 heures)

Créé: 20.10.2015, 18h04

Articles en relation

L’horizon est incertain pour les téléskis de La Vallée

Sports d'hiver Le Chenit doit libérer 700'000 francs pour ses deux sociétés de téléski, qui ont besoin d'investir. Elles sont quatre à vivoter dans la région. Jusqu’à quand? Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

Trois femmes avaient déjà mis en cause Donald Trump durant la campagne présidentielle. Elles se sont retrouvées sur un plateau de télévision pour réitérer leurs accusations. La Maison-Blanche a dénoncé des «histoires inventées»
(Image: Bénédicte) Plus...