Une nouvelle formation industrielle très attendue

EtudesPour répondre aux besoins du marché, la HEIG-VD et la Haute École Arc lancent un bachelor inédit en Suisse.

Le site de la HEIG-VD à Cheseaux-Noréaz.

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Les industries ont non seulement besoin de cerveaux pour concevoir leurs machines mais surtout d’ingénieurs pour optimiser leurs systèmes de production et veiller sur eux. En Suisse, ces spécialistes de la production industrielle sont très demandés, mais encore peu nombreux sur le marché. C’est pourquoi la Haute École d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), à Yverdon, en partenariat avec la Haute École Arc, à Neuchâtel, ont décidé de lancer une nouvelle formation bachelor en ingénierie et gestion industrielles.

Ce cursus, unique en Suisse, vise à répondre aux nouveaux besoins du marché de l’emploi, notamment aux «enjeux de la digitalisation». La formation, qui débutera à la rentrée 2018, proposera donc un pan «usine numérique». Avec la science et la technologie de l’ingénierie, elle comprendra également des cours sur l’aspect réglementaire, sécuritaire et environnemental ainsi qu’en management et en communication.

«C’est une formation très polyvalente. Notre objectif est d’aborder les activités de production au sens large, relève le professeur Jean-Michel Schulz, responsable de la nouvelle filière à la HEIG-VD. Le marché de l’emploi s’oriente vers l’excellence industrielle, et avec le franc fort il y a un besoin important d’ingénieurs de haut niveau pour optimiser les systèmes de production. Les écoles françaises, allemandes et belges sont très bien positionnées dans ce domaine, alors qu’en Suisse nous formons plutôt des ingénieurs orientés conception.» Si l’idée d’une formation commune aux deux écoles a émergé il y a environ quatre ans, elle a pris corps en 2016. «Nous avons effectué une analyse du marché en réunissant des industriels actifs dans différents secteurs, et ils ont confirmé notre intuition en mentionnant tous le besoin de spécialistes de la production», souligne le professeur Jean-Marc Buforn, responsable de la nouvelle filière à la Haute École Arc.

Les élèves sortant de cette nouvelle formation pourront occuper des postes allant de directeur d’atelier à ingénieur sécurité en passant par responsable de production. Ils auront le choix d’effectuer leurs deux premières années à Yverdon ou à Neuchâtel. Le lieu de leur troisième année dépendra ensuite de l’orientation retenue. À noter que les étudiantes sont plus que bienvenues. «Dans ce type de filières nous comptons seulement 15% de filles, c’est plus que pour les filières purement techniques, mais ça reste peu. Alors que les milieux industriels cherchent désormais à atteindre une mixité des genres», observe Jean-Michel Schulz. (24 heures)

Créé: 09.02.2018, 08h23

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