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Accueil de jour: le cavalier seul de quatre communes

Les communes de l’enclave d’Avenches souhaitent quitter le réseau broyard de la petite enfance pour créer leur propre structure.

Les quatre communes de l'ancien district d'Avenches veulent faire cavalier seul dans le domaine de la petite enfance.
Les quatre communes de l'ancien district d'Avenches veulent faire cavalier seul dans le domaine de la petite enfance.
ODILE MEYLAN

L’ouverture d’une crèche du côté de Cudrefin courant 2021, mais aussi un système informatique plus performant pour le réseau, le tout pour un coût financier moins élevé que celui de l’Association du réseau d’accueil de jour des enfants (ARAJ) Broye-Vully.

Alors que l’ARAJ vient de convoquer ses 26 communes membres à sa prochaine assemblée générale, ces arguments ont convaincu les quatre communes de l’ancien district d’Avenches à prochainement quitter le réseau régional pour créer leur propre structure, a appris «24 heures». Déjà réunies au sein de l’Association scolaire intercommunale d’Avenches (ASIA) et environs, les Communes de l’enclave souhaitent faire cavalier seul au niveau de la petite enfance.

Depuis le début de l’année, Avenches, Cudrefin, Faoug et Vully-les-Lacs étudient la possibilité de monter leur propre structure. Elles ont signifié jeudi leur volonté d’aller dans cette direction. D’ici à la fin de l’année, chaque Municipalité va présenter un préavis à son Conseil communal pour quitter l’ARAJ et former une nouvelle entité dès 2021. «L’élément déclencheur de ces réflexions a été la décision de l’ARAJ de ne pas soutenir, en 2015, la possibilité d’ouverture d’une crèche à Cudrefin, où la demande de garde d’enfants est forte, alors que les projets de nouvelles garderies de Payerne et Corcelles-près-Payerne passaient la rampe», explique Gaetan Aeby, municipal d’Avenches et président de l’ASIA.

Administration compliquée

L’entité juge aussi que la structure actuelle entre les parents, l’ASIA et l’ARAJ est parfois compliquée administrativement, le placement d’un enfant pouvant prendre deux mois, alors même qu’une place en crèche est disponible. Enfin, la planification de l’ARAJ n’aurait pas été analysée d’un point de vue financier, si bien que le budget par habitant pour les accueils préscolaire et familial s’établira à 85 fr. 84 au budget 2020, contre 68 fr. 43 en 2019! «Ces montants vont de pair avec l’augmentation des prestations et nous avons déjà dû puiser dans nos réserves pour boucler les comptes 2018, où un montant de 70 fr.08 était déjà atteint. Cela dit, notre réseau reste un des plus avantageux du canton», rétorque Éric Küng, municipal payernois et président de l’ARAJ.

«Je ne peux pas me positionner sur leur étude, que je n’ai pas vue, mais j’espère pouvoir organiser une rencontre pour mieux comprendre où il serait possible d’économiser», ajoute le président de l’ARAJ. Les quatre communes représentant plus de 20% du budget de l’ARAJ, le comité de l’association a décidé de travailler en effectif restreint courant 2020 pour éviter de devoir se séparer de personnel en cas de départ confirmé de l’ASIA.

Cela dépendra du vote des corps délibérants mais, au niveau de l’enclave, la démarche semble inéluctable. L’ASIA réunit toutes les conditions de reconnaissance d’un réseau. Un coût de mise en place de 126 000 francs est prévu pour les débuts, puis un montant annuel de 67 francs par habitant est avancé. «Nous souhaitons notamment simplifier le système informatique pour les parents, avec une plateforme permettant d’inscrire son enfant en ligne, de voir les places libres en crèche ou chez les accueillantes, ainsi que les taux d’occupation», reprend Gaetan Aeby.

L’aménagement d’une nouvelle garderie du côté de Cudrefin est aussi en bonne voie. Alors que la crèche Pinocchio, à Avenches, sera idéale pour les pendulaires voyageant vers Lausanne ou Fribourg, celle de Cudrefin serait utile à tout le Vully vaudois et notamment aux parents travaillant du côté de Neuchâtel ou de Berne. «Nous enregistrons passablement de demandes dans ce sens depuis quelques années et avons déjà réfléchi où implanter cette crèche dans notre zone d’intérêt public. L’idée serait de pouvoir l’ouvrir courant 2021, idéalement à la rentrée», souligne Thierry Schneiter, syndic de Cudrefin.

Éric Küng regrette un coup porté à la solidarité régionale, ajoutant que la crèche de Cudrefin était prévue au plan de développement de l’ARAJ pour 2022. Gaetan Aeby s’inscrit en faux: «Les Communes du côté du Jorat travaillent déjà avec un autre réseau et ne font donc pas partie de l’ARAJ.»

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