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A un «acte de terreur», l'IENA veut opposer les valeurs du monde équestre

Malgré l'incendie qui a emporté 24 poneys et chevaux, la vie continue à l'ancien haras fédéral. Son directeur parle de reconstruction

Philippe Maeder
Philippe Maeder
Philippe Maeder
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Deux jours après le terrible incendie qui a ravagé l’Institut équestre national (IENA), les responsables ont multiplié les séances lundi pour faire le point sur la situation. «La vie continue, résume Jean-Pierre Kratzer. Nous avons perdu 24 chevaux et poneys mais il en reste toujours quelque 180 sur le site.»

Le directeur de l’IENA explique ainsi que les courses prévues pour mardi en fin d’après-midi et retransmises sur la chaîne française Equidia sont maintenues. «Après la course, les spectateurs et les propriétaires ont coutume de s’attarder au restaurant. Je profiterai de ce moment pour prononcer une brève adresse.»

Emu, Jean-Pierre Kratzer témoigne de l’élan de solidarité qui s’est manifesté dès samedi matin. «J’ai reçu des messages de sympathie de partout. Des personnes sont venues proposer spontanément leur aide. Beaucoup de gens sont choqués par cette tragédie, ou plutôt par cette violence.»

Jean-Pierre Kratzer parle d’un acte de terreur qui a frappé l’IENA et plus largement le monde du cheval en Suisse. «Nous ne pouvons y répondre qu’en faisant triompher nos valeurs, qui sont celles du fair-play, du respect, des valeurs qui se manifestent dans la relation quotidienne entre l’entraîneur, le cavalier et sa monture.»

Dès samedi matin, le directeur de l’IENA a pris contact avec l’Etablissement d’assurance contre l’incendie (ECA). Ses spécialistes étaient sur place lundi après-midi afin d’estimer l’ampleur des dégâts. «Je vois les architectes mardi, indique Jean-Pierre Kratzer. Nous allons tout reconstruire.» Pour mémoire, l’écurie des poneys, une maison d’habitation et une écurie abritant des trotteurs de course ont été la proie des flammes.

Pour les 50 élèves qui suivaient le cours de poneys trotteurs, le coup est terrible: les onze équidés ont tous péri. «J’ai reçu des téléphones de parents désemparés à l’idée de devoir annoncer la nouvelle à leurs enfants.» Le site de l’Ecole de poneys trotteurs, animée par la fille du directeur, annonce sobrement que, «suite aux incendies, tous les stages d’été sont annulés jusqu’à nouvel avis».

Il en va de même des Passeports Vacances que l’IENA accueille depuis des années. Il n’y a plus ni poneys, ni équipements, ni matériel. L’Ecole de poneys est anéantie. Quant à son animatrice, son mari et leurs enfants, ainsi qu’un entraîneur, qui habitaient sur le site, ils ont tout perdu.

«La vie continue», répète Jean-Pierre Kratzer. Sur place, les soins aux chevaux ne souffrent aucun retard, malgré le sinistre. Et le site de l’IENA dispose d’infrastructures suffisantes pour faire face aux besoins dans l’immédiat.

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