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«L’ADN du Castrum, c’est faire vivre l’espace public»

Les organisateurs tirent un bilan positif de cette 20e édition. Ils devraient repartir pour un tour.

La fréquentation du festival pluridisciplinaire yverdonnois est estimée à 15 000 personnes.
La fréquentation du festival pluridisciplinaire yverdonnois est estimée à 15 000 personnes.
Lucas Martinez

Logiquement fatigué après les quatre jours de cette 20e édition du Castrum, Damien Frei, le directeur programmateur du festival pluridisciplinaire yverdonnois, se dit «hypersatisfait» du long week-end qui vient de s’achever et de sa fréquentation estimée à 15'000 personnes. «Sans tenir compte des espaces publics que sont la place Pestalozzi et l’esplanade du château, nous avons compté près de 10'000 personnes.»

Voilà pour le bilan «comptable». Qu’en est-il de l’aspect artistique?

À titre personnel, je n’ai pas de mots pour qualifier le concert de Lisa Morgenstern, qui a envoûté le temple. J’en ai eu les larmes aux yeux. Sinon, on a pu constater que le rythme de la programmation fonctionnait bien, que les gens se sont déplacés d’un espace à l’autre pour les habiter. Cette année du 40e anniversaire a vu en quelque sorte le retour du spectacle de rue, avec du cirque contemporain. On va le maintenir car faire vivre l’espace public avec des rendez-vous fédérateurs, rassembleurs, ça fait partie de l’ADN du Castrum. Et nous avons l’intention de le voir perdurer.

Il y aura donc une 21e édition en 2020?

Arrivés au terme de la convention de trois ans qui nous liait avec la Ville, nous avons fait le bilan avec les autorités. Les dates sont arrêtées pour les 13, 14, 15 et 16 août. Il est prévu que nous continuions, mais sous certaines conditions.

Vous voulez parler de l’aspect financier de la manifestation?

Il faut prendre en considération le package que représente la mise sur pied du Castrum et des RdV de la Place qui précèdent la manifestation. Pour une petite équipe comme la nôtre, c’est trop lourd. Nous allons donc demander à la Ville une subvention un peu plus importante que les 180'000 francs (ndlr: sur un budget de 550'000 francs) que nous recevons actuellement. Si on les obtient, ce ne sera pas pour développer l’aspect artistique, mais bien dans le but de consolider la structure et les postes. On fonctionne beaucoup sur le bénévolat. Ça marche, mais les gens s’épuisent. Il est aussi important que le savoir-faire se transmette afin de garder une bonne qualité d’organisation.

Jusqu’en 2017, ces deux événements étaient organisés par des entités différentes. Vous aimeriez revenir à cette formule?

Je ne sais pas si c’est possible. Mais idéalement, il faudrait que l’on n’ait plus à s’occuper des RdV de la Place sur le terrain. On aimerait qu’une autre association soit impliquée pour assurer la partie opérationnelle de ces dix rendez-vous.

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