Une année record pour les pompiers du Nord vaudois

SécuritéDeux séries d'inondation, un incendie majeur en plein centre, une blague du premier avril qui tourne mal... le bilan des pompiers du Nord vaudois se traduit par une nouvelle hausse des heures de travail.

Image: Olivier Allenspach

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C’est l’heure du bilan pour les sapeurs du Nord vaudois. Et dans le lot des interventions, les hommes retiennent encore celle du 1er avril, à 11 h 18, pour une explosion et un feu dans un immeuble. Ce jour-là, un résident qui était à l’extérieur de son domicile avait appelé les pompiers tout en rentrant précipitamment chez lui. Son épouse venait de l’avertir du sinistre. Arrivés en nombre avec gendarmerie et Rega, les secours – et le mari – ont trouvé une épouse un peu mal à l’aise: elle avait voulu faire un poisson d’avril à son époux qui traînait à l’apéro.

Plus sérieusement, l’année a été particulièrement chargée. «On ne cachera pas qu’on était sur les genoux en juin, confirme le commandant Éric Stauffer. 60% des heures se sont concentrées sur les cinq premiers mois de l’année. En fait, 25% se sont même concentrées sur trois journées d’intervention.» Le 3 janvier, la tempête Eleanor secouait toute la région et mettait les secours sur le pied de guerre. A suivi, le 22 janvier, l’intempérie qui a fait déborder toutes les rivières du canton. Pis, le 31 mai, les inondations engendraient un record d’interventions pour les pompiers. «Ça a commencé en fin d’après-midi, les hommes avaient déjà une journée de travail derrière eux, et ça a duré toute la nuit. Le plus difficile étant de conserver une réserve en cas d’autre accident», poursuit le commandant. Résultat: un total, jusqu’ici inégalé, de 8188 heures. Il était, à titre de comparaison, de 5000 en 2013.

Les statistiques révèlent aussi le poids de l’incendie du Moulin d’Yverdon, qui a demandé de gros moyens aux sapeurs. «Un cas compliqué avec beaucoup de choses à régler, enchaîne Éric Stauffer. Certains voulaient conserver la façade historique, qui s’est finalement effondrée seule, tandis qu’il fallait enlever les débris pour atteindre le foyer qui bouronnait.»

Cette année très contrastée, qui a laissé les sapeurs en grand calme depuis juin, a toutefois opéré un tournant dans les effectifs, veut croire Éric Stauffer. Après plusieurs années de baisse, les rangs (265 hommes en tout) se sont regarnis, grâce au recrutement de l’année mais aussi à des départs plus tardifs (après 10,3 ans de service et non plus 9,2). «On essaie vraiment de mettre l’humain au centre afin que les hommes et les femmes du corps se sentent bien et restent, précise le pompier. Ça passe par des petites choses, mais c’est très important.»

Surtout, les interventions multiples de l’année ont mis à l’épreuve la coordination d’un réseau régional dont la naissance n’a pas toujours été évidente. «Pendant les inondations, on a vu un véhicule de Bonvillars tirant une remorque de Grandson pour intervenir à Yverdon, sourit Éric Stauffer. C’est sans doute le symbole qu’on a réussi.»

Créé: 22.02.2019, 19h00

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