Trop basse, la Vallée n’a pas pu profiter des tonnes de neige tombées en janvier

Sports d'hiverDans le Jura, les chutes de neige du début d’année se sont transformées en pluie en dessous de 1100 mètres. Autour du lac de Joux, les ouvertures de remontées mécaniques ont été rares.

Depuis le week-end dernier, les remontées mécaniques de La Vallée (ici au Brassus) tournent à plein régime.

Depuis le week-end dernier, les remontées mécaniques de La Vallée (ici au Brassus) tournent à plein régime. Image: CHANTAL DERVEY ARCHIVES

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À une semaine et demie des relâches, la neige tombée ces derniers jours, combinée au retour du froid, a réjoui de nombreuses personnes dans le Jura vaudois. À la vallée de Joux plus encore qu’aux Rasses, à Saint-Cergue ou dans le massif de la Dôle où les conditions ont été plutôt bonnes depuis le mois de décembre (lire ci-contre) . Alors qu’en Valais et dans les Alpes vaudoises on s’inquiétait plutôt des conséquences d’une neige trop abondante, il n’en a pas du tout été ainsi à L’Orient, à L’Abbaye, au Brassus ou à Vaulion.

Vendredi dernier, c’est même avec un certain soulagement que le directeur de Vallée de Joux Tourisme, Cédric Paillard, a pu annoncer la réouverture de sept des neuf remontées mécaniques combières. Après un bon début d’hiver et des pistes ouvertes pour la semaine de Noël, les pluies diluviennes poussées par Eleanor ont tout mis à mal. «Le lac est monté extrêmement haut et les pistes ont littéralement été essorées», relate Cédric Paillard. Le 3 janvier, les moteurs des tire-fesses étaient mis sur «off». Et si L’Orient a pu temporairement «remmoder» ses installations le 20, ça n’a duré que le temps d’un week-end. Et encore, puisque le lendemain, il pleuvait à nouveau. Une semaine plus tard, Vaulion, dont le départ des ski-lifts est situé légèrement plus haut, a pu rouvrir ses pistes.

Car ce qui fait la différence, c’est bien une question de dizaines de mètres, défavorables aux petites stations combières par rapport aux autres pistes de ski du Jura. Jusqu’aux précipitations neigeuses de la semaine dernière, tout le bord du lac de Joux était vert. Et dès les premiers lacets des cols du Mollendruz et du Marchairuz, la neige faisait son apparition. Au sommet de ce dernier, le revêtement était même de 80 cm.

«Le pied de nos pistes se situe à 1000 mètres environ, soit 150 mètres trop bas», reprend Cédric Paillard. Et comme les températures n’étaient pas suffisamment froides pour produire de la neige, il était impossible de pallier ce manque naturel par de l’artificiel. Un constat confirmé par MétéoSuisse, via le bulletin publié sur son blog le 31 janvier: «Jusque vers 1100 mètres d’altitude, on ne trouve pas de neige dans le Jura, sauf dans les combes froides. À partir de 1100 mètres, la neige commence à apparaître et vers 1200 mètres, on retrouve déjà 30 à 40 cm de neige. À la Dôle à 1670 mètres, la mesure automatique indique près de 110 cm de neige gisante.»

Le retour à des normes plus saisonnières rend donc le sourire aux acteurs touristiques qui comptent sur un bon mois de février pour inverser une tendance au final pas si mauvaise. «En termes d’ouverture, on n’est un peu comme la saison dernière. En 2016-2017, nous avions pu skier en janvier et pas pendant les vacances de Noël. Cette année, c’est donc le contraire, et c’est mieux», conclut Cédric Paillard. (24 heures)

Créé: 07.02.2018, 18h31

À mi-parcours, un bon hiver

À Saint-Cergue, Joël Cretin ne fait pas de chichis: «On fait un très bon hiver. Après une première ouverture le 8 décembre, on tourne sans discontinuer depuis le 22 décembre», explique le chef d’exploitation de Télé-Dôle pour les pistes de Saint-Cergue. Certes, les pistes ont aussi reçu passablement de pluie, mais l’eau s’est facilement infiltrée dans le sol, sans trop fatiguer le revêtement. Même son de cloche sur le domaine franco-suisse de l’Espace Dôle. «Seul le vent nous a contraints
à fermer pour quelques heures», affirme Mylène Chanois, chargée de communication.
À Sainte-Croix, on se veut un peu plus nuancé. À l’arrêt du 1er au 5 janvier, les ski-lifts ont tourné durant treize jours le premier mois de l’année. Mais c’est avec soulagement que l’adjoint au responsable technique et d’exploitation de Sainte-Croix – Les Rasses a vu les flocons tomber en fin de semaine dernière: «Jusque-là, on vivait sur le fort enneigement du mois de décembre.»

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