Un biotope à batraciens creusé en bout de forêt

Corcelles/PayerneLes quatre petits étangs devraient attirer grenouilles rousses, tritons alpestres, voire le rare crapaud sonneur.

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Jeudi, le WWF publiait un rapport alarmant annonçant que la population mondiale des vertébrés avait reculé de 58% depuis 1970. Le lendemain, vendredi donc, sa section vaudoise se réjouissait du début des travaux visant à créer un joli biotope pour batraciens dans la Broye vaudoise. Le parallèle mérite d’autant plus d’être tiré que les amphibiens font partie des espèces les plus menacées de Suisse en raison de la raréfaction des milieux humides.

Cette initiative revient à Michel Oulevey, un agriculteur de Corcelles-près-Payerne, membre du réseau agroécologique local, qui a choisi de mettre à disposition une parcelle forestière particulièrement mouillée. Estimée à 30'000 francs, elle est financée par le WWF Vaud. «Quand on parle du monde agricole, c’est souvent pour dire qu’on pollue, alors que nous traitons beaucoup moins qu’il y a vingt ans.» Le paysan avait donc à cœur de faire un geste qui prouve qu’agriculture et conscience verte ne sont pas des termes antinomiques. «Je pense même que nous sommes une majorité à avoir une âme écologiste», souligne-t-il.

Sous la houlette du biologiste Jacques Studer, les travaux ont débuté hier aux Biolleyres. Les 500 m2 ont d’abord été déboisés par Nicolas Bulliard, avant que cet entrepreneur forestier ne creuse à la pelle mécanique quatre gouilles dans le sol mouillé: «L’eau provient de la nappe. Elle occupera un tiers de cette surface. L’étanchéité des étangs sera assurée par la glaise qu’on rencontre ici.»

«Avec nos bénévoles, nous en assurerons l’entretien», souligne Lucie Dupertuis, secrétaire régionale du WWF Vaud. Elle envisage également de recenser les espèces qui s’y seront installées. Il est question de grenouilles rousses et de tritons alpestres, deux espèces qui colonisent volontiers de nouveaux lieux. «Nous espérons aussi y voir deux crapauds plus rares: le sonneur à ventre jaune et le calamite», conclut Jacques Studer.

Créé: 29.10.2016, 14h50

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