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Trois ans de lifting pour rajeunir les bains d'Yverdon

Le Groupe BOAS a enfin dévoilé son projet pour le complexe thermalo-hôtelier. Il envisage notamment un espace détente sur pilotis.

Les bassins extérieurs ne seront pas transformés, contrairement au bâtiment au second plan, qui sera rasé et reconstruit.
Les bassins extérieurs ne seront pas transformés, contrairement au bâtiment au second plan, qui sera rasé et reconstruit.
BOAS / DR

«C’est un grand jour.» «Enfin», ajouteront les mauvaises langues. Directeur du Groupe BOAS, Bernard Russi n’a pas caché sa satisfaction en annonçant, jeudi, les nombreuses transformations qui attendent ces prochains mois le Grand Hôtel et Centre thermal d’Yverdon. Son mot d’introduction traduisait un certain soulagement de voir ce projet à 32 millions sortir du bois. «C’est vrai que nous en avions déjà présenté un il y a trois ans et demi. Et nous disions qu’il serait mis en œuvre dans les six mois», reprend le big boss du groupe hôtelier vaudois. Cette fois, les promesses semblent en passe d’être tenues. Les travaux dont les deux fleurons touristiques yverdonnois doivent faire l’objet seront mis à l’enquête ce mois-ci. Et le chantier pourrait débuter à l’automne.

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Le délai a été rendu nécessaire par la difficile recherche d’un directeur à même de piloter les différentes équipes présentes sur ce site. Mais aussi par la mise en œuvre d’Aquatis. Quoi qu’il en soit, le temps a modifié la donne, gonflant au passage la facture, d’abord prévue aux environs de la vingtaine de millions de francs. L’explication est simple. Il n’était au départ pas question de toucher à la partie hôtelière du site que BOAS exploite depuis décembre 2015. «Le Grand Hôtel est toujours bien noté sur les sites de référence en ligne, mais notre directeur a reçu plusieurs remarques de clients par rapport à nos chambres, qu’ils jugent un peu vieillottes», reprend Bernard Russi. Ces dernières profiteront dès lors d’une réfection complète, ainsi que les salles de bain, notamment. La cuisine et les aménagements extérieurs de la piscine seront aussi rafraîchis.

Un espace unificateur

Visuellement, la grande nouveauté frappera les visiteurs dès leur arrivée, puisqu’ils découvriront immédiatement un nouvel espace de 900 m2. Cet immeuble, qui comprendra un hall d’accueil, un restaurant ainsi qu’une boutique et un café, sera la nouvelle porte d’entrée des deux pôles. Construit entre l’hôtel et le centre thermal, il les reliera physiquement.

Situé sur la droite, le vétuste bâtiment du centre thermal sera rasé, pour laisser la place à un nouvel édifice. Pour le plus grand plaisir de l’architecte chargé du projet, Jacques Richter: «Il a été construit il y a plus de trente-cinq ans, à une période qui n’est pas la plus glorieuse de l’histoire de l’architecture moderne.» Et de préciser que d’autres verrues ajoutées au fil du temps sur les différents bâtiments seront elles aussi gommées. La gageure sera toutefois de réaliser ce chantier, qui s’échelonnera sur trois ans, sans impacter la fréquentation du Grand Hôtel et des bassins (soit environ 1000 personnes par jour), ni trop perturber la vie des 160 collaborateurs. «Nous y sommes parvenus à Saillon, nous ferons en sorte d’y arriver ici aussi, même si l’espace est plus condensé qu’en Valais», souligne Felipe Gonzalez, directeur de BOAS Constructions.

Pas de rivière volante

À noter que le bassin intérieur, le plus ancien du centre, sera totalement rénové et qu’un nouveau bassin accompagné d’un espace ludique fera son apparition. Mais pas la «rivière volante», dont Bernard Russi a pourtant très souvent parlé quand il évoquait l’avenir du centre thermal yverdonnois. «La complexité et le coût d’une telle réalisation, ainsi que le surplus de sécurité qu’elle aurait engendré, ont condamné cette idée personnelle. Dans le cas présent, on peut dire que les gens qui travaillent avec moi m’ont permis de redescendre sur terre», avance-t-il.

Son but était alors de donner un côté plus ludique au site afin d’attirer une clientèle familiale. Celle-ci n’a pas été oubliée, puisqu’un toboggan sur deux étages, qui débouchera dans le nouveau bassin intérieur, est au programme. «On parle d’une attraction accessible 365 jours par an, alors qu’avec la rivière nous aurions été tributaires de la météo», précise encore Felipe Gonzalez.

Ce cours d’eau aurait dû s’écouler dans un vaste recoin inexploité du périmètre, à l’arrière des bassins extérieurs. La petite forêt qui referme la parcelle au sud ne restera toutefois pas un no man’s land. De l’eau, il y en aura. Pas impétueuse comme celle de la rivière, mais calme comme celle du petit étang autour duquel seront disposées plusieurs maisonnettes. Elles abriteront différents espaces dédiés au bien-être. Montées sur pilotis et reliées entre elles par des pontons, elles rappelleront à la fois les villages lacustres qui s’étendaient le long les berges du lac de Neuchâtel il y a plusieurs millénaires et la Grande Cariçaie, qui forme sa rive sud aujourd’hui.

«On parle d’une attraction accessible 365 jours par an, alors qu’avec la rivière nous aurions été tributaires de la météo»

Enfin, la structure médicale existante (physio et cabinets) sera complétée par un centre de médecine du sport. «Nos équipes seront renforcées et nous allons nous intéresser à l’activité physique dans sa globalité, car on la retrouve de plus en plus au cœur des traitements médicaux», souligne le directeur du centre, Didier Brocard. BOAS ne cache pas que la nouvelle offre qu’il proposera à Yverdon n’ira pas sans un ajustement des tarifs. Et le groupe espère qu’elle permettra une augmentation du nombre d’entrées de l’ordre de 80 000 à 100 000, ce qui porterait la fréquentation annuelle à environ 400 000 personnes.

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