Un Broyard aux commandes de la base

PayerneLe pilote Michael Leuthold succède à Benoît Studemann à la tête de la base aérienne de Payerne.

Pilote de formation, Michael «Hugo» Leuthold est le nouveau commandant de la base aérienne de Payerne.

Pilote de formation, Michael «Hugo» Leuthold est le nouveau commandant de la base aérienne de Payerne. Image: JEAN-PAUL GUINNARD

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Son rêve de gosse a toujours été de devenir pilote de chasse, comme son père, venu s’installer à Payerne en 1966 pour voler sur des Mirage. À 50 ans, le colonel EMG Michael Leuthold sait que son temps en service de vol va se réduire drastiquement, même s’il prend encore parfois le manche à balai d’un PC-7, ayant abandonné le pilotage du F/A-18 depuis trois ans.

Ancien commandant d’escadrille et d’escadre, commandant remplaçant de la base aérienne jusqu’en 2017 puis chef des opérations et planifications des Forces aériennes à Berne, «Hugo», son surnom de pilote, est le nouveau commandant de la Base aérienne de Payerne depuis janvier. Son regard sur quelques thèmes clés liés au site, qui abrite 364 employés du Département fédéral de la défense.

Relations avec les riverains

«Je suis Broyard, je vis à Grandcour et j’ai cette sensibilité régionale. En ce moment, je fais le tour des Communes riveraines pour me présenter. Il y en a moins qu’à l’époque, mais cet ancrage au sein de la population est important. L’armée est là pour la défendre et doit expliquer ses missions. Cela passe par un discours clair et le respect de la parole donnée. C’est pourquoi je souhaite travailler la communication, comme l’a fait Benoît Studemann.»

Entraînements nocturnes

«Il faudra clairement faire mieux au niveau de la communication que pour ces entraînements. Ils ont été ajoutés pour la sécurité des pilotes qui commencent leur mission de police aérienne sans avoir volé de nuit depuis un certain temps. C’était simple à expliquer aux voisins et c’est regrettable qu’ils l’aient appris par la presse.»

Nouvel avion de combat

«Qui peut avoir l’impression que l’on se dirige aujourd’hui vers la paix éternelle? Pas moi. La population a toujours dit oui au maintien de l’armée et je suis confiant que l’armée saura faire passer le message de l’importance de la défense aérienne. Aujourd’hui, nos avions sont au bout de leur potentiel. On va les remplacer par des appareils qui devront durer jusqu’en 2055-2060. Qui peut nous dire comment sera le monde à ce moment-là? Sans compter que pour la région broyarde, l’avenir de l’aérodrome civil est lié à celui de la base aérienne.»

Lobbying régional à Berne

«Comme commandant de la base aérienne, ce n’est pas mon domaine de commenter une décision politique du choix d’emplacement du futur centre d’entretien de ce nouvel avion. Comme Broyard, la revendication d’attirer de nouveaux postes de travail à valeur ajoutée me paraît juste et j’encourage la démarche. Mais je rappelle aussi que l’armée a engagé près d’une centaine de nouveaux collaborateurs à Payerne pour le développement de la police aérienne 24.»

Développements sur la base

«C’est une période exaltante pour arriver au commandement de la base, de nombreux chantiers étant lancés sur le site. En premier lieu, le complexe à 74 millions de francs, comprenant la nouvelle tour de contrôle. Le déménagement est prévu sur les mois de juin et de juillet, pendant la fermeture de la piste, et il faudra mettre les bouchées doubles ce printemps pour y arriver. La construction du centre de lutte contre le feu Phenix (28 millions) est aussi lancée et plusieurs lourds assainissements de halles d’avions sont en cours. Celui de la halle 4 (25) arrive à son terme, ceux des halles 2 et 3 (85) vont débuter et celui de la halle 5 (11) est prévu. Au total, l’armée va investir plus de 350 millions en ajoutant les montants de réfection de la piste (54), l’entretien du complexe de gestion de la base logistique (57) et d’autres dossiers.»

Contrat plus court

«Benoît Studemann était un employé civil de la Confédération, alors que je fais partie du personnel militaire de carrière, dont le statut est différent. La planification militaire fait qu’on change de poste tous les quatre à six ans et je peux comprendre les craintes de la région concernant un possible manque de continuité, mais cela fait partie des règles du jeu. Mon contrat de commandant de la base est d’une durée de quatre ans, mais je signale qu’il est renouvelable.»

Créé: 29.01.2020, 20h05

Nom de code «Hugo»

«Quand je croise quelqu’un en civil, je sais immédiatement si je l’ai rencontré dans le cadre militaire ou en privé selon comment il me nomme. À l’armée, tout le monde m’appelle «Hugo», mon surnom de pilote. Quand j’ai commencé mon école de pilote, un guérisseur du nom de Hugo Leuthold tenait une rubrique dans le «Blick» et mes camarades m’ont donné ce surnom», détaille le colonel Leuthold. Au civil, le prénom de ce père de trois enfants adultes, marié depuis 1993 et ancien membre du Conseil communal de Grandcour, reste Michael

Articles en relation

L’armée entretiendra sa piste de nuit pour les civils

Payerne Pour assurer le maintien de vols civils, la base aérienne prévoit la réfection de la piste sur trois étés, avec des travaux de nuit. Plus...

L’armée veut renouveler deux halles de la base aérienne pour 85 millions

Payerne Dès 2020, les halles 2 et 3 de la principale base des Forces aériennes suisses seront reconstruites pour 85 millions de francs. Plus...

L'armée va investir gros dans son aérodrome de Payerne

Broye 74 millions de francs seront injectés pour construire un nouveau Centre des opérations coiffé d’une tour de contrôle. Les pilotes disent merci. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.